21 avril 2008
Dans la cour des "grands"
Roulements de tambours, ça y est c'est officiel Monseigneur Bouchon fait son entrée dans le circuit officiel. Et ce ne sera pas en CSO non non, mais bien en TREC et tous seuls comme des grands ! But du jeu : évaluer les progrés et cibler le travail futur. Une chose est déjà sûre, ce n'est pas dans la maîtrise des allures que nous ferons des étincelles mais qu'importe nous nous amuserons ça c'est sûr ! Rendez-vous dimanche !!!
20 avril 2008
Histoire de touffe
Vous êtes là au galop rênes longues. Le nez au vent à renifler les premières émanations de pollens printaniers, les copains derrière s'éclatent autant que vous. Vous vous la pétez grave sur votre PTT (Pouney Tout Terrain). Il ne craint rien, ni les fossés sans fond, ni les gués aux eaux tumultueuses, pas même les flaques grandes comme des lacs. Le gros tracteur ne récolte tout au plus qu'un ronflement dédaigneux (ok ok c'est pas tout à fait la vérité) et les souches abominables à peine un regard hautain (aller éventuellement un pitit écart) ...
Ah mais qu'il est fier le destrier sans peur, rien ne peut avoir raison de son courage légendaire. Rien ? Si ! Une touffe d'herbe à peine plus haute que les autres, à la limite un peu plus verte. Une vulgaire petite touffe de chlorophylle de rien du tout qui réduit à néant la dignité de la greluche. Ah il est beau le PTT, un peu d'herbe et zhou oublié le courage, bonjour l'écart et adieu la superbe de la greluche qui se voit secouée façon Orangina.
Moralité : cela ne sert à rien de se la péter quand on a un pouney herbophobe ...
19 avril 2008
A 6 dans un dé à coudre
Travail à pied dans la carrière, léger le travail ... imaginez 6 chevaux dans une carrière 24 x 32 m, 4 qui sautent, un qui tourne en longe et un lardon qui bossouille sans trop forcer pour ne pas fatiguer sa greluche. Inutile de dire que nous sommes à deux doigts de l'exploit.
Au programme lardonnesque : passage de couloirs étroits et de pitits obstacles, installation d'un code gestuel pour le reculé et surtout perfectionnement du "tu restes où je te laisse" fort utile quand on a besoin d'aller bricoler de l'autre côté de la carrière. Exercice maîtrisé depuis bien longtemps par Bouchon qui a vite fait de comprendre que cela lui permettait de roupiller tranquillou.
Petite cerise sur le gâteau loin du regard des copains, un mini-tour à cru et en licol de la carrière "juste pour voir" ... mais chuuuuuuut faut pas le répéter !!!
18 avril 2008
Vanator Therapy II

Deuxième semaine de thérapie. Face au camion, le lardon refuse de mettre autre chose que les deux antérieurs sur le pont. La dernière tentative de transport a fait plus de dégâts que je ne pensais. Jusqu'à présent le lardon embarquait très bien et ne paniquait qu'une fois le pont relevé. A aujourd'hui, il ne veut plus monter tout court. A vouloir faire régler le problème trop vite je n'y ai gagné que plus de problèmes. Patience, patience, on se contentera donc des deux antérieurs sur le pont jusqu'à ce qu'il veuille bien m'en donner plus, surtout ne pas vouloir aller trop vite et ne pas rêver à des merguez de lardon quand celui-ci vous offre de très belles jambettes plutôt que d'avancer un peu les postérieurs ...
Puisque se mettre sur le pont en face du camion pose problème, j'ai choisi de montrer à Bouchon que l'on peut mettre ses quatre pieds sur le pont sans risquer se faire manger. Naissance donc de l'exercice "je tourne en longe autour de Moman et oh surprise le pont est sur mon trajet". But du jeu : d'abord se contenter de passer sur le pont tranquillement et à terme réussir à s'arrêter dessus. Vers la gauche, l'exercice est acquis rapidement. Le lardon accepte de rester sur son perchoir sans rechigner, longe sur l'encolure et de n'en descendre qu'une fois qu'on lui demande. Vers la droite, nous avons rencontré plus de problèmes. Aucune explication si ce n'est que ce côté se révèle en selle être beaucoup plus raide ... inquiétude qui pourrait donc s'expliquer par un blocage quelconque qui fait que Bouchon se sent moins à l'aise, en sécurité, de ce côté là. Nouvelle visite de l'ostéo prévue le mois prochain pour éclaircir ce point.
A aujourd'hui, l'exercice est finalement acquis des deux côtés mais, face au camion, Bouchon refuse toujours de mettre plus que ses antérieurs sur le pont. Léger progrès malgré tout, il recule moins souvent comme pour vérifier que la fuite est toujours possible. Gros problème de confiance qui va mettre du temps à se résoudre. Le but ultime est d'avoir un cheval qui monte dans le camion, ou le van, parce qu'il le veut bien et non parce que moi je l’y contrains. Le programme à venir pour la semaine suivante reste le même que cette semaine. Tant que le lardon n'acceptera pas de rester les quatre pieds sur le pont face au camion nous ne passerons pas à autre chose.
16 avril 2008
Rencontre du "SNCF Type"
Rhaaaaaa enfin un bout de soleil au milieu de cette semaine de vacances plus qu'humides. Nous profitons de cette aubaine pour aller refaire la chouette nouvelle balade que nous nommerons désormais la "Balade du train" car, elle passe par un chemin longeant la voie ferrée de Nantes. Et nous de penser "Ouah faudrait pas qu'un train passe quand on est à côté hein les copains ?!". Oui faudrait pas, cela ne serait pas franchement drôle ...
Et nous voilà de retour le long de la voie ferrée quand Litipuce joue l'oiseau de mauvaise augure "Euh dites les copains, c'est pas le train que j'entends là ???". Tendre l'oreille, blêmir, se regarder les uns les autres et se dépêcher fissa fissa de se réfugier un peu plus loin dans un petit coin de vigne. Le train approche, les chevaux broutent insouciants la belle herbe de printemps pendant qu'au dessus les cavaliers font de leur mieux pour ne pas avoir les fesses qui font bravo.
10 secondes ... 9 ... 8 ... l'engin s'approche ... 7 ... 6 ... rha ça va c'est un petit convoi ... 5 ... 4 ... asseyons nous bien au fond de nos selles ça risque de démarrer fort ... 3 ... 2 ... les oreilles équines se tournent en direction du monstre ... 1 ... 0 !!! Et ... bien rien ! Que dalle, nada ! Pas même le plus petit rentrage de popotin. Pas de record de vitesse départ arrêté pour cette fois. Comme quoi on se fait parfois une montagne de difficultés qui n'existent pas.
15 avril 2008
Changement de pré

La pension est en pâtures tournantes, un moyen d'assurer au troupeau une quantité d'herbe suffisante et permanente tout au long de l'année. C'est le printemps, changement de pré au galop pour tout le monde. Rien de tel pour mettre une greluche de bonne humeur que de voir son lardon s'éclater de concert avec le troupeau. Une presque "vraie" vie de cheval pour un cheval le mieux possible dans ses sabots.
13 avril 2008
Cavalière de loisirs
Matinée en concours avec l'Anglais. Prestation déplorable pour cause de greluche pas au point. 12 obstacles à serrer les fesses à chaque battue d'appel croyant voir venir sa dernière heure arriver. Un frein aux abonnés absents, des sauts qui décollent la pulpe et une greluche à la position nébuleuse cela ne peut pas donner de belles choses. L'évidence est là, sauter oui j'aime mais passé une certaine hauteur ce n'est plus du plaisir pour moi. Je suis cavalière de loisirs, de plaisir, touche à tout sans préjugés mais pas cavalière de compétition à la recherche perpétuelle de sensations extrêmes ou de l'enchaînement parfait. A croire que ce n'est plus de mon âge ce genre de défis. Retour à la pension complètement lessivée et franchement affligée par mon "travail" du matin, 12 ans sans cours réguliers à travailler "à l'instinct" ont laissé de méchantes traces mais finalement où est l'essentiel ? Avoir une position impeccable ou se faire plaisir ? A chacun sa philosophie et la mienne est toute trouvée ...
Moral morne ? Un seul remède : seller le lardon et partir avec les copains poussins à la découverte de nouveaux circuits de balade. Surprise du jour, moi qui croyais que Bouchon était un cheval de tête pur et dur me surprend en s'adaptant sans rechigner à mon état d'esprit du moment. J'avais envie d'une balade tranquille à trainasser derrière les copains le nez au vent et ... Bouchon l'a fait ! Même quand les copains partent plein pot pour un galop, le voilà qui attend gentiment l'autorisation de faire de même. Bouchon n'est pas un cheval de tête, JE suis une cavalière de tête (prend une belle poignée d'orties et se flagelle). Décidément aujourd'hui est la journée des remises en question.
Pas de doute, la nouvelle balade est super chouette. Longs chemins carrossés au milieu des vignes, pas trop de routes, deux gués, quelques fossés, un beau circuit de plus de deux heures et demie qui devrait être super sympa sous le soleil ... aaaaah soleil où es tu ? Vent déchaîné et pluies diluviennes ont décidé de tester notre résistance aux intempéries. Conclusion : étanchéité presque bonne si on excepte le filet d'eau glacé le long de la nuque et un pantalon mouillé jusqu'à la culotte ... une nouvelle version de l'expression "avoir les idées au frais".
Retour à la pension, le moral de nouveau au beau fixe, le lardon a été impérial même la rencontre colorée et bruyante avec une course cycliste ne l'a pas ému outre mesure. A chacun son domaine de prédilection, si je ne crache pas sur un peu de cso de temps en temps, je ne peux nier que le mien reste l'exterieur.
12 avril 2008
Ce que fille rêve

Marre de sauter des obstacles bricolés de bric et de broc ? Envie d'obstacles réglables en hauteur ? Sans parler de ce doux rêve d'avoir assez de matériel pour monter un "vrai" petit parcours ? Soyez heureuse jeune greluche car vous avez un papa Mc Gyver de génie qui vous a fabriqué de nouveaux chandeliers (des vrais avec des taquets réglables et tutti quanti) et des petits taquets géniallissimes à mettre sur le haut des plots de chantier et qui permettent ainsi de poser une barre dessus. C'est Noel au printemps pour la pension, à force de bricolage et de récupérations à droite et à gauche la carrière commence à être équipée "comme une vraie". Bientôt, du moins dés que nous aurons réussi à prendre quelques minutes pour faire un atelier peinture, des belles barres colorées viendront compléter la panoplie. Y'à plus qu'à ...
11 avril 2008
Vanator Therapy I
Fin de la première semaine de "thérapie" spéciale Vanator. Difficile de définir exactement où est le problème de base ce qui est véritablement une difficulté pour définir un plan de travail ciblé. Plus je parle à des professionnels, à d'autres personnes ayant des soucis similaires plus je m'entends dire que vu le comportement de Bouchon lors de notre premier transport il est fort possible qu'il ait été sous calmants ... mais pas assez pour faire la totalité du trajet. J'avoue avoir du mal à admettre qu'on ait pu pendre le risque de ne pas m'informer du problème (s'il existait auparavant bien-sûr) et me laisser partir prendre la route. Toujours est il que problème antérieur à notre premier transport ou survenu lors du transport, je ne sais pas ce qui peut le traumatiser à ce point ... obscurité, confinement, éloignement de la "maison", bruits divers, problèmes d'équilibre ... la liste peut être longue et il est possible que je passe à côté de certains facteurs moins "évidents".
De cet état des lieux peu glorieux et fortement nébuleux je ne peux que recommencer tout à zéro et réagir au fur et à mesure de l'apparition des difficultés. Première semaine donc, à seulement nourrir le lardon à côté du camion. Beaucoup de patience pour ne pas manger le lardon en saucisse quand il met trois fois plus de temps pour finir son seau, trop occupé à regarder ce qu'il se passe autour de lui plutôt que dans son seau. Si le premier jour il y avait de vrais signes d'inquiétude à proximité du camion, aujourd'hui Mossieur mange son seau tranquille, longe posée sur l'encolure. C'est le signe que cette étape est acquise et que nous allons pouvoir passer à la suivante : manger sur le pont du camion. Les deux pieds ou les quatres pieds dessus qu'importe, je me contenterai de ce qu'il voudra bien me donner ...
06 avril 2008
Une maman sur un lardon

Maman sur un cheval c'est une chose qui n'était pas arrivée depuis fort fort longtemps, Maman sur Bouchon c'est une grande première ... et Maman qui tente même un petit trot toute seule là cela tient de l'évènement interplanétaire !!! Fière du lardon qui a été tréééés gentil (comme d'hab' quoi) et de ma Moman qui n'a pas eu (trop) peur. Rendez-vous est d'hors et déjà pris pour retenter l'expérience dans une tenue plus adéquate.
























