02 février 2010
J-1 ...
* A suivre *
26 janvier 2010
Bouchon 2 - Acepromazine 0

Nouvel essai aujourd'hui avec ma nouvelle copine la seringue, on prend les même et on recommence mais cette fois avec une "vraie" dose de tranquilisant, pas une dose pour bisounours !!! C'est le dernier essai, si ça marche samedi prochain nous prenons la route, si cela loupe une fois de plus, je laisse tomber et je refile le "bébé" à un pro ! Je ne veux pas aller au delà de mes biens maigres compétences.
Cette fois la seringue affiche un beau et glorieux 8ml, le lardon est détendu du string, ma main cette fois plante sa fléchette sans hésiter une seconde. C'est dingue comme on prend le coup quand on a le feu aux fesses ! Note à moi-même : songer à parfaire ma formation de junky pour apprendre à me débarasser de cette foutue bulle d'air qui tape l'incruste ! Dose administrée, chronomètre déclenché, c'est parti pour 15 minutes de rien foutage ... "Hum ça a po l'air de marcher" .... 15 mn de plus .... "Bon bon bon, on va attendre encore un peu" ... une heure ... "Po mieux !" ... et c'est ainsi que deux heures aprés la piquouse le lardon n'est toujours pas au courant qu'il est censé ronfler. Echec total !
La bonne nouvelle, point de réaction antagoniste. Que nenni ! "Juste" un poney qui refuse de se laisser aller et qui lutte pour garder le contrôle des opérations. Point ! Point final devrais-je dire ! L'affaire est entendue, clairement je ne me sens plus capable d'aller plus avant, psychologiquement j'ai baissé les bras depuis un moment et mon cher lardon l'a su bien avant que je m'en rende compte. Foutue finesse animale !
Une fois de plus, le départ est repoussé ...
24 janvier 2010
La der' des der'

Dernier tour de travail girondin avec un brin de nostalgie, c'est le dernier que nous partagerons Liti et moi. Le trajet du matin s'est fait sans mal, rythmé par le pia-pia de deux greluches surexcitées à l'idée d'avoir gagné un peu de rab' de temps ensemble, même s'il faut pour cela se mouiller la couenne sous un ciel pas franchement décidé à y mettre du sien. Qu'importe ! Nous allons passé un bon moment ça c'est sûr !
Comme à chaque fois, le tour porte bien son nom, il va nous faire travailler le bougre ! Lignes, double, soubassements inédits (Ooooh le joli tuyau de canalisation noir qui fait peur !), rivière, mur ... c'est joli, c'est fun et c'est pas parce que c'est notre tour d'adieux qu'on ne va pas s'appliquer ! Que nenni Cher Lardon, on a bossé à la maison et on va le montrer que diable ! Nous partons, certes, mais la tête haute na !
Même si nous n'avions pas été au-delà de la détente je serai repartie avec un sourire jusque derrière la tête. Le bonheur de sentir (enfin !) un Bouchon qui réfléchit à l'abord vaut son pesant de cacahuètes grillées. "Hummmmm voyons, voyons, si j'y vais à fond ça va pas bien passer. On va ralentir un peu, moui c'est mieux, te bile po ma Greluche, j'ai tout bien compris, je calcule !" Appliqué qu'il était !
Pour le tour à proprement parlé, ma foi, les progrés sont bien là. Pour dire : je n'ai pas serré les fesses une seule fois ! Certes il y a eu une petite longue mais une seule toute petite, des abords dans le calme à part peut-être sur le n°1, des sauts francs et propres, un double passé sans passer à travers et au final, une seule petite barre à terre dûe à une petite fénéantide de postérieur.
En bref, nous sommes sortis fiers de nous et pi c'est tout !!!
22 janvier 2010
Drapeau blanc !

La nuit a porté conseil. Un conseil simple et censé : plutôt que d'aller faire des bêtises dans la précipitation, j'ai fait le choix de repousser le départ d'une semaine afin de prendre le temps de me renseigner sur les autres solutions à ma disposition. Dans ce temps, il va falloir réussir à joindre le véto (quand il se sera décidé à vider sa messagerie screugneugneu), explorer les pistes des différents calmants (ou comment choper une bonne migraine rien qu'en lisant les noms des principes actifs), faire des tests en fonction des trouvailles éventuelles et se prévoir une porte de sortie en démarchant les transporteurs éventuellement. De quoi être bien occupée à po cher !
En attendant je hisse le drapeau blanc pour le week-end à venir. Nous allons tenter de nous changer les idées un petit peu avant de perdre définitivement la boule. Et quoi de mieux qu'un petit "concours" au club voisin pour penser à autre chose hein ?! Juste un tour de travail sur un parcours pas haut pour se défouler un peu, ça c'est une idée ! Moralité, on tire Bouchon de sa siestoune (si seulement hier il avait été aussi détendu cela m'aurait bien arrangé) et on part se faire une petite séance de bac à sable option saute-barrières avec une selle de dressage siou plize puisque la quasi-totalité du matériel de Mossieur est déjà rendue en Bretonnie. Le comble ! Avoir plus de matériel que la raisonnable et ne pas pouvoir s'en servir !
21 janvier 2010
Bouchon 1 - Acepromazine 0
J-2 avant le grand départ, c'est le moment où jamais de tester le calmant prescrit par le véto histoire de s'assurer que tout se passe comme je l'espère. Bouchon attend calmement dans l'écurie pendant que je m'offre un tête à tête avec mon flacon de Vétranquil et ma seringue. Avant toute chose, relire une dernière fois l'ordonnance du véto, récapituler calmement le protocole, enfin préparer la seringue en se gardant bien de respecter la dose. Dose qui me semble un peu limite d'aprés la notice mais aprés tout c'est pas moi la véto dans l'histoire. Préparation psychologique ok, j'ai ma fléchette dans la main, bien décidée à harponner mon poney du mieux que je peux. Moumousse le pamplemousse ne s'est pas sacrifié pour rien, je saurai lui faire honneur.
Voilà, le moment est venu. Face à l'encolure poilue de mon Bouchon, je prends mes repères. Une main devant l'épaule, une main à la base de la crinière, voilà la zone d'intra-musculaire est là entre mes mimines. Souffle ma grande, tiens bien ta fléchette et zhou ! L'aiguille se plante comme dans du beurre, Bouchon n'a même pas bougé un cil. Je suis fière de moi ! J'aspire un peu histoire d'être sûre que je ne suis pas tombée dans une veine. Et comme de bien entendu dans toute cette immensité de muscles il a fallut que je tombe pile sur une tite veine. Zut et crotte ! Reste plus qu'à recommencer.
Le deuxième coup est le bon. Le produit est injecté lentement tout bien comme il faut. Le lardon vaque à ses occupations sans même avoir l'air de se rendre compte que je l'ai harponné. Brave poney ! Reste à continuer le protocole. Laisser le cheval au calme pendant 15 minutes. Top chrono ! Les minutes passent, Liti et moi traquons les premiers signes de détente. "On en est où là ? Un quart d'heure ?! Hum l'a pas l'air trés endormi le poney là ..." Qu'à cela ne tienne nous allons attendre 5 minutes de plus ...
Aprés au total 20 minutes d'attente à chanter des berceuses à Bouchon, le constat est trés mitigé : il n'a pas l'air du tout d'être plus calme/zen/endormi que d'habitude. Peut-être n'est-ce qu'une impression ... Je mets tout l'attirail de voyage. Protège-nuque, guêtres de voyage, cloches et protège-queue, tout y passe. Direction le van qui attend bien sagement qu'on fasse monter le lardon dans ses entrailles. A trois mètres du van, Bouchon se fige et ronfle des naseaux. De ce bruit sourd et profond qui traduit si bien l'inquiétude. Ouh là ! Spo prévu ça ! En temps normal il monte sans moufter le poilu. L'est bizarre ce calmant. Mon bel optimisme a volé en éclat. Ca sent pas bon cette histoire ....
La suite de nos aventures va nous confirmer nos impressions. Bouchon au lieu d'être détendu du popotin est tendu comme un string trop petit. A fleur de peau, aux aguets, il sort de la boîte en trombes dés qu'un mouvement derrière lui ne lui plaît pas. Je ne peux rien faire pour l'arrêter, il sort comme un boulet de canon par le pont avant (bénit soit le pont avant !). Fermer les portes arrières, hors de question ! Nous tentons le plan B : fermons le pont et faisons monter Bouchon par le pont avant. Il monte, mais ne nous laisse pas fermer le pont non plus. Echec et mat ! Le Vétranquil n'est pas pour nous !
Retour aux écuries le moral à zéro. Même s'il est évident ,et nos recherches nous le confirmeront plus tard, que la dose prescrite était trop faible pour Bouchon (encore un qui a dû penser que j'exagerai mes propos concernant ses exploits), cela nous a quand même montré que le principe actif du Vétranquil avait un effet inverse sur le lardon comme cela peut arriver parfois. Retour à la case départ, il nous reste deux jours ...
18 janvier 2010
Vanator Therapy XXX
Le van est revenu depuis quelques jours, aménagé tout comme je voulais spécialement pour Vanator. Deux objectifs clairement annoncés : lui donner le plus de place possible et renforcer au maximum les portes arrière. C'est chose faite !
En attendant le grand départ, nous faisons des séances quasi-quotidiennes d'embarquement dans la boîte à roues et de ce côté-là je peux assurer que Bouchon monte mieux que beaucoup de chevaux. Avec ou sans moi selon mon envie. Rester dans la boîte, ça va pas trop mal aussi, les sorties intempestives sont rares mais restent possible si on ne le surveille pas comme l'huile sur le feu. Par contre il n'est jamais tranquille, il vérifie en permanence ce qu'il se passe dans son dos, prêt à bondir si nous faisons mine de fermer les portes.
Arriverai-je un jour à le faire voyager de son plein gré dans de bonnes conditions, je doute trés fortement sur ce point vu le temps passé à traveiller là-dessus sans réeelement d'évolution positive. Bouchon ne fait confiance à personne une fois dans sa boîte, ni à moi, ni à quiconque. Si seulement je pouvais être dans sa tête ...
17 janvier 2010
Panique à bord !
Plus de trois semaines de nuits trés agitées à vivre et revivre encore et toujours ce foutu trajet jusqu'en Bretagne. Si, à Hollywood, des producteurs recherchent des scénarios catastrophe surtout qu'ils me contactent, avec les mêmes protagonistes je vous fais des milliers d'histoires possibles ... toutes plus tordues les unes que les autres. C'est officiel je suis en panique la plus totale.
Cette désagréable sensation de ne plus avoir aucune certitude quant aux choix à faire pour le voyage ne me quitte plus. Plus le temps passe et moins je suis sûre de moi. Je tourne et tourne toutes les options dans ma tête sans relâche, traquant la faille, cherchant la solution ultime, vivant et revivant toutes les possibilités. De mes choix dépendent le bon déroulement du voyage, la sécurité de Bouchon et celle de Liti et moi. Lourde responsabilité qui pèse de plus en plus lourd sur mes épaules.
Je suis crevée, je vois les jours s'enfuir beaucoup trop vite à mon goût sans pour autant voir pointer à l'horizon l'espoir d'un voyage sans histoire. J'aimerai déjà être à "aprés" sans avoir à vivre ce qui précède. Je panique et je n'y peux rien. C'est l'horreur !
14 janvier 2010
Trés patiente tu seras !

Et pendant ce temps-là, une selle répondant au doux nom de "Lady" continue sa restauration. Lente, la restauration ! Je l'entends encore mon cher sellier m'annoncant fièrement que "Pfiou oui t'inquiètes pas, ta selle sera prête fin Décembre." Seulement, à toi qui n'a jamais eu affaire à ces artistes du cuir je vais te l'apprendre, le sellier a une notion du temps qui lui est propre et quand l'un de ces hommes de l'Art t'annonce sans sourciller un délai d'un mois, tu peux dans ta petite tête de greluche pressée, te préparer à voir le délai se multiplier par trois fastoche. C'est comme ça, on n'y peut rien !
Harcèlement téléphonique, invasions hebdomadaires de l'atelier, déploiements de grands sourires enjoleurs n'y feront rien, ta selle tu l'auras quand LUI le voudra et non le contraire ! Mais comme tu es une greluche bien élevée, tu ne cries pas, non non, tu ne râles pas non plus, tu restes une gentille fille bien polie et tu attends, comme un petit amour que tu es, que l'artiste s'exprime avec ses aiguilles et termine ta foutue selle ! En attendant tu te consoles comme tu peux, en te disant qu'au rythme où il va, ça te permet de bien tout prendre les étapes en photos et que, vu comment il y passe du temps, ta selle va être magnifique.
Ne me cherchez pas, je suis partie hurler mon désespoir à la lune ...
09 janvier 2010
Promesse tenue !

A une époque presque lointaine, j'avais fait le voeu pieu de prendre des cours de couture. Je me voyais déjà cousant des tenues étourdissantes sans même qu'une perle de sueur ne vienne souiller mon front délicat. Trés vite il s'est avéré que les travaux d'aiguilles n'étaient pas aussi sexys que je l'escompais. Alors, histoire d'éviter une crise de nerf par couture mal faite, je me suis consacrée à faire un peu de soutien scolaire avec une jeune fille dénommée Auriane pendant que sa maman cousait, elle. Oh démarche absolument pas désinteressée puisque la demoiselle payait ces heures de dur labeur greluchien en carottes sonnantes et trébuchantes pour Bouchon. Tout travail mérite salaire n'est-il pas ?
Le temps passe, j'abandonne tête basse les cours mais je continue à prendre des nouvelles de ma petite élève du soir. L'année dernière, au détour d'une rencontre, nous faisons un pacte toutes les deux : si elle passe en classe supérieure au mois de Juin, elle gagne le droit de venir faire un tour de Bouchon pour fêter ça ! Et elle a réussi ! Le temps a passé sans que l'on s'en rende compte, point d'Auriane sur le dos du lardon ... et notre déménagement approche à grands pas. Une promesse est une promesse, j'y tiens, alors on prend le taureau par les cornes et on se fixe un rendez-vous nom de Zeus !
Cela aurait été si simple de s'offrir une petite balade sous un beau soleil estival mais que nenni !!! On aime l'aventure, on aime le risque et on part en balade par une température bien en-dessous de zéro, enterrées sous des tonnes de pulls nous transformant en loukoums géants. Toujours est-il que nous l'avons fait !!! Orteils gelés, oreilles écarlates mais un Bouchon qui a pris soin de son petit paquet souriant comme d'un verre en crystal. Promesse tenue, nous pouvons partir en Bretagne le coeur léger !
06 janvier 2010
Ca t'apprendra à vouloir faire la belle

Ouaaaaaaaaaaaaah il a neigé !!! Comme une gamine qu'elle est la greluche. C'est que c'est pas souvent qu'on en voit d'la neige par chez nous alors tu parles que c'est un évènement ! Même Glaizland paraît tout beau avec sa couche de peinture blanche. Et pourquoi ne pas fêter ça dignement en partant faire un petit tour sur le manteau blanc avec son lardon ? Hein pourquoi ?! Vas-y que je selle, vas-y que je monte sur le pouney, vas-y que je pars fière comme un paon à l'assaut des vignes enneigées ... Mieux ! Vas-y que je m'offre un petit trot pour faire la Belle ... et qu'au bout de quelques mètres je m'étonne de sentir Bouchon trotter plus que bizarrement.
Les habitués des flocons l'auront vite compris, les néophytes comme moi vont l'apprendre à leurs dépends : la neige avec des pieds ferrés ça fait des talonettes ou comment tranformer son poney en danseur disco sur 10 cm de talons. Rhaaaa la pauvre innoncente que je suis, je me donnerai des baffes d'avoir oublier ce "petit" détail ! Me voilà bien punie d'avoir voulu crâner dans la neige, me voilà à pieds, rentrant penaude à l'écurie, non sans m'arrêter tous les dix mètres pour sortir avec mes petits doigts boudinés et transis les talonettes sous les pieds de Bouchon. La neige c'est joli ... mais finalement ça craint !



































