07 novembre 2009
Partie se faire lifter
Voilà quelques jours (semaines) que la Lady est partie chez le sellier pour un grand lifting de printemps. Cette fois-ci, j'ai fait le choix de choisir un sellier proche de chez moi en croisant trés fort les doigts pour que le travail soit à la hauteur de mes attentes. Deux grandes raisons à ce choix : pouvoir régulièrement suivre l'avancée des travaux avec la possibilité de corriger le tir si le besoin se fait sentir et surtout pouvoir faire faire du vrai sur-mesure pour Bouchon.
Ce matin donc, rendez-vous était pris pour amener le lardon chez le sellier afin de voir comment la selle en son état actuel pose sur le dos afin de juger sur pièce des choses à modifier. Comme de bien entendu, faire le trajet en boîte à roues n'est toujours pas envisageable, c'est donc avec nos petits petons (enfin surtout ceux de Bouchon) que nous sommes allés voir l'homme de l'Art non sans se prendre quelques bonnes averses sur le coin du nez.
La bonne nouvelle, c'est que la selle, je cite, "va trés bien à ton cheval" ... ça je m'en doutais quand même un peu mais surtout j'ai pu discuté, échangé les points de vue, les expériences sereinement avec un sellier à l'écoute qui semble aller dans le sens de mes attentes. Rien que pour ça, ca valait le coup de revenir à la pension un peu humide. Le lifting commence la semaine prochaine et pour un délai ... indéterminé. Patience, patience !
03 novembre 2009
Folle que je suis !
Le jour n'est pas encore levé et pourtant une lumière divague dans la nuit. Un rodeur ? Une luciole ? Non ! Une greluche la tête embrûmée qui vient soigner son poney avant d'aller au boulot. C'est là qu'on se pose la question à propos de sa santé mentale. Elle paye une pension, elle peut donc être en droit de laisser les patrons de la dite-pension soigner son lardon pendant qu'elle reste tranquillou sous la couette. Elle le pourrait oui ! Mais voyez-vous, folle qu'elle est, elle veut s'occuper elle-même de son cheval, non par manque de confiance mais seulement parce qu'elle a fait le choix d'assumer son cheval au maximum, qu'elle ne veut pas se contenter d'aller le voir juste quand il va bien.
Alors, elle part braver Glaizland et jouer à "Toi aussi essaies de trouver ton poney noir dans la nuit noire avec une petite lampe de poche" non sans râler un peu quand même parce que sinon ce n'est pas une vraie greluche ! Ah les joies d'être pleinement propriétaire d'un cheval, on ne s'en lasse pas !
02 novembre 2009
Soirée "Pud'lafèce"
Avec le voyage en Chine, je n'avais pas encore regoûté aux joies d'aller voir mon poney dans le noir. Ce soir c'est fait ! Déjà, il fait nuit et je ne peux plus monter mon poney et, comble de bonheur, il pleut !!! Glaizland est de retour snif ! Inutile de dire que je râle à qui mieux mieux ! Bouchon m'attends devant le pré, je l'appelle. Bizarre, il ne vient pas. Je prépare la ration de Monseigneur, je l'appelle encore. Il finit par venir et, je ne sais pas pourquoi, je le trouve "pas comme d'habitude". Il est agité, inquiet, certes il y a du vent à l'extérieur de l'écurie mais cela ne justifie pas cette attitude tendue. Mon poney, je le connais comme ma poche. C'est moi qui, chaque jour, le nourrit, le bichonne, le côtoie et ce soir ce n'est pas lui.
Il y a des jours comme ça où une sorte de préssentiment ne vous lâche pas, alors j'examine le lardon sous toutes les coutures mais un poney chocolat dans une écurie mal éclairée c'est pas simple à examiner. Alors, on ressort la bonne vieille méthode des mains baladeuses, les mains ça ne trompe pas et sans grande surprise, je finis pas mettre le doigt sur un souci. L'antérieur droit est gonflé au point de ne plus sentir le relief des tendons, un petit tour sur la face interne et voilà mon lardon qui sursaute au moment où mes doigts rencontre un truc visqueux. Bon bin voilà, un nouveau bobo au palmarès d'Albator !
Une petite inspection à la lampe de poche révèle une jolie balafre accompagnée de son lambeau de peau dégueux. Il ne reste plus qu'à dégainer la panoplie de parfaite petite infirmière (accompagnée de sa dose de patience) et de soigner le grand malade. C'est qu'il en faut de la diplomatie pour faire comprendre à Sieur Bouchon qu'il faut soigner le bobo même s'il fait cré cré mal. Il fait nuit, il pleut et mon poney est blessé, foutu bilan d'une soirée à la noix !
30 octobre 2009
Vanator Therapy XXIX
Déjà que les séances n'étaient pas nombreuses, avec l'arrivée des mauvais jours elles vont se faire de plus en plus rares à mon grand désespoir. Nouvelle séance pour Bouchon et moi. Rentrer dans le van, pas trop de problème. Le lardon s'arrête devant mais il suffit que je revienne à son niveau pour qu'il me suive sans rechigner. C'est déjà ça ! On reste dans la boîte le plus longtemps possible et on ne redescend que lorsque je suis sûre que Bouchon est calme. Petite nouveauté du jour : je demande à Vanator de descendre pas à pas et non d'une traite. Un pas, je l'arrête, un pas, je l'arrête ... etc ... pour au final obtenir un cheval à l'écoute qui oublie qu'il est pressé de descendre. Progrés notable du jour : une voiture est passée juste devant le van en faisant crisser les graviers et Alto, le chien, est passé juste derrière nous et RIEN ! Bouchon n'a pas paniqué, il est resté calme dans sa boîte. De quoi être un petit peu contente quand même !
Y'a du mieux !
Retour dans le bac à sable, objectif du jour : travailler à nouveau notre travail sur les barres dont le bilan avait été si mitigé la dernière fois. C’est en forgeant qu’on devient forgeron paraît-il alors forgeons ! Deux barres à 30 vertigineux centimètres, un lardon relativement zen et une greluche mo-ti-vée pour rester calme quoi qu’il arrive. C’est à ce moment-là que le lardon dévoile sa carte de bon élève. « Regardes, j’ai tout bien compris, je repasse au trot pour passer ma ba-barre comme tu m’a demandé la dernière fois. » Oui … mais non !
Rhaaaa foutue bonne mémoire de lardon ! La dernière fois je m’étais contentée, faute de mieux, d’un abord correct au trot, histoire de rester sur du positif et la séance s’était finie ainsi. Donc y’en a un qui a compris que je ne voulais plus que des abords au trot … CQFD ! Impossible de lui en vouloir, il ne fait que ce que je lui ai appris non ? Voyons le bon côté des choses, avec ce « retrogradage » Bouchon ne part plus à l’assaut de l’obstacle, c’est déjà ça ! Reste à lui expliquer qu’au galop, oui oui, il est aussi possible de sauter dans le calme et que, non non, il n’est pas obligatoire de repasser au trot nom d’un chien !
Calme, décontraction, on souffle, on réfléchit, on explique et oh miracle ! Nous réussissons à finir la séance en enchainant les mini-barres dans un galop régulier ! Contente la greluche !!! Moultes caresses et félicitations pour que le poilu enregistre bien dans son disque dur que c’est bien ça qu’il faut faire. L’est fort mon lardon !
29 octobre 2009
Châtaigne
Rhaaaaaa à peine descendue de l'avion que je n'ai plus qu'une idée en tête (à part m'empiffrer de viennoiseries) : aller voir mon lardon. Je sais déjà que les dix jours sans moi se sont bien passés grâce aux nouvelles via internet et l'équipe de Bouchon-sitters super entrainée qui a pris soin du poilu avec moutles attentions. Bouchon ne se contente plus d'avoir la couleur des châtaignes, il en a aussi pris la forme rebondie à force de s'en goinfrer. Adieu sihouette de sportif accompli ! Ceci dit, avec l'arrivée des mauvais jours, cela fait des réserves pour résister aux mauvaises blagues de Dame Météo.
En attendant, il fait super beau et chaud à ma grande surprise. Me voilà partie en tee-shirt, faire un grand tour avec un lardon plus que joyeux de "bosser" à nouveau. Le voeu pieu d'y aller "tranquille" est balayé dés le premier galop, "Que nenni Trés Chère, moi j'veux qu'ça pulse !!!" qu'il a dit le merdeux. Alors on s'est éclatés, galopant jusqu'à plus soif au point d'en avoir les yeux qui pleurent, au point de se retrouver avec un poney trempé comme une soupe sous son gros manteau d'hiver. Argh ! C'est vrai, je n'ai plus un poney de Barbie avec un petit poil fin et brillant, la barbe !!!
Fin de la balade au pas comme des (presque) bons élèves pour tenter de sécher au mieux le nounours. Bouchonnage en règle pour terminer le travail et zhou, retour au pré sous une température encore clémente avec un poil pour ainsi dire sec. Plus de doute, nous voilà les deux pieds dans la mauvaise période, il va falloir penser à adapter le travail au plus vite si je ne veux pas passer mes soirées à sécher le lardon pour qu'il n'attrape pas froid. Pffffffff c'est nul l'Automne !
19 octobre 2009
Un dernier bol d'air pur pour la route

Bon bin voilà, ce que je redoutais arrive à nouveau, me voilà de nouveau expédiée en Chine pour une dizaine de jours. Mon avion décolle ce soir alors cet aprés-midi, c'est tête à tête avec mon pouney à moi pour une petite balade. Dernier bol d'air pur, de campagne et de calme avant de partir au pays du ciel éternellement bouché.
Je déteste ces déplacements à l'autre bout du globe qui m'empêchent de m'occuper de mes animaux, d'agir vite en cas de problème. Je n'ai que la solution de les laisser à des personnes en qui j'ai une entière confiance. La cellule de crise est donc déclenchée pour dix jours. Pansages, soins, attentions et travail léger au programme pour le lardon afin qu'il ne déprime pas et n'invente pas de nouvelles andouilleries pour attirer l'attention. Vous allez me dire "Bah 10 jours, ce n'est rien" et moi je vous répondrai "Ne sous-estimez jamais un Bouchon !!!".
Chine me voilà, il me tarde déjà de te quitter.
18 octobre 2009
Vanator Therapy XXVIII
Nouvelle séance, motivée, motivée !!! On garde en tête les principes retrouvés la dernière fois et on recommence. Ca se passe mieux, je suis décidée et Bouchon l'a bien intégré. Mieux, j'arrive en douceur à commencer à le mettre en biais pour fermer le bas flanc. Tout va bien, un peu tendu mais je vais pas me plaindre. Seulement, il a suffit que le lardon sente légèrement la paroi sur sa fesse pour qu'il "explose". Moi, je n'ai eu le temps de ne rien faire ni réaliser. Bam bam bam badaboom !!! Dans un boucan d'enfer, il est descendu fissa, j'ai eu un cataclysme autour de moi mais pas même un poil ne m'a effleuré. Bizarre impression que même dans la tourmente il ait fait attention à moi. Hasard ou pas, c'est trés particulier à vivre.
Je ne lâche pas l'affaire pour autant et le fait remonter illico. Le résultat est moins bon mais il remonte quand même et reste dedans encore tout secoué de sa frayeur. Décidement, cette aventure n'est pas un long fleuve tranquille.
17 octobre 2009
En rogne

Rhaaa il me semble que cela fait une éternité que nous n'avons pas passé quelques barres. La condition sine qua non pour moi était d'abord d'obtenir un lardon passant un parcours de barres au sol dans le calme et sans modifier sa cadence. Nous venons de passer cette étape alors rien de tel que quelques mini-barres pour vérifier l'impact de ce travail.
Et là, patatra !!! Une fois face à l'obtacle, le missile lardon verrouille sa cible et oublie toute communication avec la tour de contrôle. Une fois, deux fois, trois fois ... la moutarde me monte au nez. Je déteste au plus haut point cette perte totale des commandes que je juge dangereuse. J'en veux à Bouchon de faire n'importe quoi malgré notre travail de ces dernières semaines. Je sais bien qu'il ne le fait pas exprés, je me doute que je dois faire quelque chose qui l'influence dans le mauvais sens mais que voulez-vous je suis humaine et parfois ça déborde.
Alors, sans relâche, nous allons recommencer encore et encore, je ne cède pas une fois, je bouillonne, je fulmine mais je ne lâche pas le morceau. Je veux au moins une fois passer une de ces satanées mini-barres en gardant le contrôle quitte à y passer la journée. Il est essentiel de finir sur une bonne attitude en espérant que Sieur Bouchon va comprendre ce que je recherche.
Au final, je vais me contenter d'un abord au trot correct avec un lardon à l'écoute. C'est moins que ce que j'attendais avant cette séance mais c'est mieux que je n'espérais finalement alors on reste là-dessus et on file faire un tour dans les vignes piquer des châtaignes. Mon Dieu, qu'il est dur de rester juste parfois.
16 octobre 2009
Vanator Therapy XXVII

Aller, c'est pas le tout de se morfondre, baisser les bras ne fait pas avancer les choses alors hop hop hop, un p'tit coup de révision et on repart à l'assaut du Vanator ! A force de ne voir en lui qu'un traumatisé des boîtes à roues je suis devenue beaucoup plus coulante avec lui, trop ! "Oh mon pauvre loulou, tu as peur, mais bien sûr descend je t'en prie je comprends ..." Bin voyons ! Vanator ou pas, il y a des comportements à ne pas encourager, chose que j'ai fait sans m'en apercevoir. A force, les cascades ça laisse des traces aussi sur les greluches.
Et comme par magie, quand on reprend les bases "confort-inconfort" et bien, le lardon, il est de suite moins pressé de sortir de son van. Dans la boîte, Moman félicite et caresse, hors de la boîte, elle secoue grave le neurone. Pas de violence, volonté sans faille et fermeté sont de rigueur. Il est hors de question de douter ou de céder. Dehors, ça ne doit pas être confortable. Oh, bien entendu, pas de miracle, le poney n'est pas décontracté de la fesse mais, du moins, ses descentes intempestives redeviennent contrôlables, au point de réussir à la garder "sous contrôle" pendant plusieurs minutes dans ce foutu van. Hors de question pour le moment de le mettre en biais afin de fermer le bas-flanc. Une chose aprés l'autre ...
Ayé, le moral revient. Avec quelques révisions, on arrive à retrouver nos marques et le travail à re-faire semble moins innaccessible. L'idée de faire venir un pro n'est pas pour autant mise de côté, seulement en attendant je ne m'endors pas sur mes lauriers et je continue à bosser.
































