Maestro : Futur petit cheval d'amazone

Maestro ou la nouvelle vie d'un futur petit cheval d'amazone. Chroniques épiques (et hippiques) au gré des petits évènements du quotidien.

28 avril 2008

Etat des lieux post-compétition

Nouveau_Licol

Tour d'horizon de l'athlète au lendemain de la compétition. Rien à signaler, le loulou se porte comme un charme. Pas de trace de courbatures ni rien. Comme si dimanche avait été une petite journée de rien du tout pour lui. Vais je oser dire que de mon côté je marche avec la grâce d'un cow-boy portant une paire de jeans bien trop serrés ?

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27 avril 2008

Premier TREC - PTV

06_Tronc_en_main

Les épreuves ne recommencent que deux heures plus tard. La reconnaissance du PTV est rapide en dehors des grosses hésitations sur comment prendre le "Trèfle". Si le "Trèfle" de l'Equifun et ses quatres tonneaux n'ont plus aucun secret pour moi, celui du TREC et ses trois tonneaux me laisse perplexe. Honte à moi, j'aurai dû prendre plus de temps pour potasser les fiches techniques à la maison et pas question de copier sur les copains puisque ... Bouchon et moi sommes les premiers à passer. Dans la famille "Gédubol" je pense que nous avons la palme ! Je vous passe la sensation d'être une tortue ninja engoncée dans le gilet de sécurité désormais obligatoire pour tous sur le PTV.

Et c'est le signal du départ ... C'est la "Stère" qui ouvre le bal, culminant à, au moins, 40 cm rien que ça. Le lardon aborde l'engin sans grande conviction, il se laisserait même tenter par ne pas la passer, il ronfle de plus belle, zigzague un peu mais se laisse finallement convaincre pour la passer. A peine quelques foulées pour se remettre de ses émotions que nous voilà nez à nez avec une "Haie" de 60 cm, bien plus impressionnante que la stère mais le loupiot prend sur lui et la passe pas trop mal. Trop d'émotion d'un coup, le lardon se met à chauffer un brin, ce n'est pas la condition idéale pour aborder la "Bordure Maraîchère". C'est pourtant un exercice qu'il connaît bien mais l'excitation le rend plus difficile à négocier, et puis, vous vous rendez pas compte des barres blanches sur de l'herbe ça fait super méga peur !

Direction ensuite le "Gué", bon les gués que nous traversons habituellement ne posent pas de problème mais celui-là, il faut l'avouer, c'est un pervers. Il faut rentrer dans une mare dont les berges ne sont pas franches, masquées en partie par des herbes hautes. S'ensuit un dialogue animé entre le lardon et moi, lui bien décidé à ne pas y mettre le moindre sabot et moi lui soutenant le contraire. Quelques demi-tours et ronflements contrariés plus tard, nous arrivons finallement à nous mettre d'accord. Sur la feuille de notes nous allons avoir droit à un superbe zéro pointé mais qu'importe, nous avons réussi quand même.

Enchaîner sur l' "Immobilité" tient un peu de l'exploit, les quatres premiers obstacles l'ont un peu échauffé et je doute qu'une fois lâché dans le cercle il daigne m'attendre bien sagement ... et comme de bien entendu, le voilà qui me surprend une nouvelle fois en se tenant sage comme une image. Sa faculté à redescendre aussi vite en pression qu'il n'y est monté ne cesse de me surprendre. Nous enchaînons sur le franchissement du "Tronc en main", fastoche ! Le "Reculé en main" se passe aussi bien, et là on remercie la thérapie Vanator qui a permis de nous y préparer sans le savoir. Pour le "Montoir à droite", c'est plus laborieux. Le lardon attend sagement mais je ne peux nier un manque total de souplesse et d'agilité de ce côté-là.

Et nous voilà reparti sur le "Slalom", aucun souci on connaît bien, le "Trèfle" passe aussi sans souci (en croisant trés fort les doigts pour ne pas s'être trompée dans le tracé, vient ensuite la "Ruelle" dont les barres tombent juste avant que l'on passe et enfin la "Maniabilité" qui nous coûtera quelques points pour cause de sortie de route. Fin du PTV, je suis super fière du lardon. Il y a pas mal de points à améliorer mais pour une première c'est tout à fait honorable surtout quant on voit les prestations déplorables des "gratte-points" de l'équipe. Comme quoi la valeur n'attend pas le nombre des papiers ...

Le classement final de l'équipe n'est pas brillant : nous finissons bons derniers mais sommes quand même récompensés de nos efforts par un kilo de carottes et ça c'est chouette ! 18h passés, il faut songer à rentrer. Le premier kilomètre est l'occasion pour Bouchon de montrer comme il hennit super bien. Lui qui toute la journée est resté "tout seul" dans un lieu inconnu, me fait un coup de calgon au moment de retourner à la maison. Il est inquiet le loupiot mais pour quoi ?! Heureusement Loulou est venu nous rejoindre pour faire le trajet retour ensemble et de suite ça va mieux. Moi qui craignais que le lardon n'encaisse pas cette grosse journée me prouve qu'il est en pleine forme.

Bilan extrêmement positif de ce premier TREC, Bouchon a assuré comme un chef. Je suis trés trés fière de lui. Une chouette journée qui je l'espère se reproduira à l'avenir.

PS : Plus de photos à venir la semaine prochaine j'espère ...

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Premier TREC - POR et Maîtrise des allures

Présentation de l'équipe, nous sommes les premiers à partir. L'ambiance est plus que décontractée, aucune question n'est posée quant au choix du matériel, pharmacie et trousse de maréchalerie ne sont même pas sorties des sacoches, à peine nous demande t'on si nous avons nos licences ainsi que les papiers des chevaux. J'avoue être un peu frustrée, j'aurai adoré devoir justifier le choix de mon matériel mais tant pis, par contre je récolte des félicitations quant à mon matériel de signalisation : la version "Poussin transgénique" fait son petit effet hi hi hi !

Nous laissons les chevaux aux garçons qui de toutes façons ne montrent aucun intérêt au POR (Parcours d'Orientation et de Régularité). 15 minutes montre en main pour relever le tracé, expliquer à ma co-équipière comment on fait et analyser rapidement des difficultés potentielles. J'avais omis un "léger" détail : à ce niveau de compétition une portion se fait avec des azimuts. Non non je ne panique pas ... enfin si juste un peu ! Des années que je n'ai pas joué avec ces satanés azimuts, je sens que ça va pas être triste ça c'est sûr ! Fin du quart d'heure en salle des cartes, nous reprenons nos montures et en route pour l'aventure.

Je l'avoue le début a été laborieux. Faux départ dés la première centaine de mètres, le temps pour moi de retrouver les bons vieux réflexes, de repérer sur la carte ce qui va être notre meilleur allié pendant tout le parcours : une magnifique ligne haute tension, repère idéal qu'on ne peut perdre de vue. Une fois sur les rails, le parcours se fait sans trop de mal si l'on oublie les trottinements de deux des chevaux de l'équipe, les chamailleries cours d'école pour savoir qui du cheval pur race ou de la ponette sans papier est le plus doué et les râleries incessantes version Cékankonarrive. Et au milieu de tout ça le lardon, auquel je ne vais rien avoir à reprocher. Il fait son boulot ni plus ni moins, se mettant en tête ou restant en arrière à ma demande sans rechigner. Ne mouftant pas quand je me dépatouille avec la carte ou que je m'agite sur son dos pour tenter de repérer des balises. Je suis fière de mon poney au point d'en oublier l'agacement que peut me provoquer le comportement des garçons.

Une balise et deux contrôles plus tard, nous voilà au moment tant redouté des azimuts. Finallement les réflexes reviennent assez vite, je colle le chrono et le tableau des temps dans les mains de ma co-équipière pendant que je refais connaissance avec ma boussole. Azimuts version bricolage, je n'ai pas étalonné les allures de nos chevaux alors on joue les "à peu prés". On ne se débrouille pas si mal que ça, nous ne manquons même pas la balise à peine visible et sur ce coup-là nous pouvons remercier l'un des garçons qui a fait preuve d'un minimum d'interêt pour l'épreuve ... heureusement pour moi que je ne fais ce concours que pour tenter de nouvelles expériences avec le lardon et non pour la "gagne" ...

Bilan du parcours : sans faute pour l'orientation mais carrément hors jeu pour les temps de références, ce qui n'est absolument pas étonnant vu que nous n'en avons absolument pas fait cas. A peine la ligne d'arrivée franchie que nous enchaînons sur la maîtrise des allures. Une épreuve plus que sadique quand on découvre qu'il n'y a pour ainsi dire pas de place pour se "lancer" et qu'elle est encadrée d'un côté d'un chien enragé se jetant sur le grillage et de l'autre, de joyeux cocos prêts à faire la course avec le copain. A voir cela je revois mes prétentions à la baisse : si déjà nous ne sortons pas du couloir plein gaz avec le lardon ou qu'il ne m'offre pas un magnifique cabré demi-tour ce sera un miracle ! Joie intense, c'est nous qui ouvrons le bal. Pour le "galop le plus lent", je ne tente même pas de le ralentir car je sais qu'il n'a pas encore le métier nécessaire et risque de retomber dans le trot. Je ne me suis fixé qu'un seul objectif : faire la longueur sans variation d'allure et dans le calme ni plus ni moins. Objectif rempli de sabots de maître, plus la journée passe et plus Bouchon m'épate. Pour le "pas le plus rapide", je me contente de le laisser aller à son rythme, veillant juste à ce qu'il ne trotte pas.

Résultats de la matinée : l'équipe est avant-dernière de l'épreuve pour le moment. Nos dépassements de temps nous ont fait perdre pas mal de points et l'épreuve de maîtrise des allures ne s'est pas bien passée pour les "gratte-points". Qu'importe je suis radieuse malgré un beau zéro pointé sur le galop le plus lent (sans surprise aucune), le lardon s'est comporté comme un vieux routard. Cerise sur le gateau, il ne présente aucun signe de fatigue aprés un POR de 3 heures au point qu'au court de la pause de midi, pas une seule fois il ne va faire mine de se reposer, préférant jouer à la tondeuse à gazon comme s'il était à la maison. De mon côté je suis un peu moins fraiche qu'une rose, heureusement que les copains sont venus me tenir compagnie sinon je pense que l'on m'aurait retrouvée ronflant à qui mieux mieux derrière un arbre.

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Premier TREC - Avant propos

Ca y est c'est le grand jour !!! Il n'y a personne quand j'arrive à la pension, normal il est 6h30. Le lardon m'attend dans le petit paddock et, oh miracle, il est propre ! Brosser, préparer le matériel en croisant les doigts pour ne rien oublier, seller Bouchon et partir à l'assaut de la grosse journée qui nous attend. Le plus gros défi d'aujourd'hui va être de gérer au mieux les efforts du lardon car en plus du TREC proprement dit nous avons le trajet à cheval en bonus pour nous rendre au club (soit deux heures en plus au total). Je sais que Bouchon est capable d'encaisser la journée puisqu'il est monté régulièrement mais je n'hésiterai pas à déclarer forfait si je sens que la fatigue est là.

7h30 nous quittons la pension, le ciel est radieux et à cette heure nous sommes un peu seuls au monde. Je fais une bonne partie du trajet à pied afin que tous les deux nous nous échauffions progressivement. Les courbatures de vendredi sont bien présentes, j'ai un peu l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur. Nous arrivons au club plus d'une heure avant le début des épreuves, c'est parfait cela fait une première pause pour le lardon. On m'attribut d'ailleurs une stalle pour qu'il puisse être un peu au calme. Première interrogation : comment va t'il réagir au fait de rentrer entre deux barres de métal ? Une bonne occasion de bosser sur le souci Vanator mine de rien, toute occasion est bonne à prendre n'est-il pas ?

Le lardon rentre sans rechigner entre les barres et se prête de bonne grâce aux caresses des gamines qui passent à côté de lui. Voyant que j'étais la seule engagée dans mon épreuve j'avais proposé au club organisateur d'éventuellement compléter une équipe si cela pouvait les arranger. Me voilà donc à la rencontre de mes co-équipiers d'un jour : trois "jeun's" clope au bec se chamaillant à qui mieux mieux pour savoir lequel de leur coco est le meilleur. Détestable ambiance des clubs où l'on vous accueille par un "Et toi tu sautes combien de haut" au lieu du traditionnel "Bonjour". Aller, mettons un mouchoir sur le léger agacement qui monte et tentons de faire connaissance. La couleur est donnée : les deux garçons ne sont là que pour "gratter des points sur le PTV" et sur les trois, seule la jeune fille a de trés vagues notions de lecture de carte, mais trés trés vagues les notions. Heureusement que je ne comptais pas sur eux pour ne pas me perdre !

"Où est la pharmacie ?", "T'as pris la trousse à maréchalerie ?" Un gros doute s'installe en moi, d'aprés le réglement 2008, en Club4 tout ce barda n'est pas demandé ... à moins que ... non ce n'est pas possible ... AAARGH !!! (Cri d'agonie de la greluche en perdition) C'est la surprise du chef : nous voilà le lardon et moi engagés sur une Club 1 ! Pour un début, on peut dire qu'on commence fort ! Il n'y a plus qu'à faire de notre mieux, on verra bien ce que cela donnera.

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26 avril 2008

Salon de beauté

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Pas trop en état de faire quoi que ce soit aujourd'hui si ce n'est coucouner le lardon. Le soleil nous offre des températures parfaites pour offrir aux cocos le premier shampoing de l'année et cela tombe bien car je veux que le loupiot soit beau comme un sou neuf pour notre tout premier concours officiel. La tâche n'est pas aisée, même une fois débarrassé de sa couche de boue, il reste les plaques de poil d'hiver qui ne sont pas encore tombées. A grand renfort d'étrille américaine puis de pierre ponce, je tente de transformer le pouney préhistorique en fils du vent digne de ce nom. J'ai un peu l'impression de participer à la transformation de la chrysalide en joli papillon. Pour la première fois depuis des mois, je peux caresser le lardon sans voir s'envoler des nuages de poussière et ça j'adore !!!

Prions tous ensemble pour que demain matin le lardon soit encore (un peu) propre aprés une nuit au pré. Va t'il résister à l'appel langoureux de la glaise ? Va t'il avoir pitié de sa greluche toute courbaturée ? Bah au moins il aura été propre pendant quelques heures c'est déjà ça !

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25 avril 2008

La chute de cheval

"C'est en tombant qu'on apprend" dit le proverbe, joli précepte sans aucun doute créé pour consoler le malheureux cavalier qui a mordu la poussière. La chute de cheval fait partie intégrante de toute vie de cavalier, nombreuses lorsqu'on débute et qui se font rares au fur et à mesure que notre sacro-sainte assiette progresse. Mais que l'on ait 6 mois ou plusieurs dizaines d'années d'équitation derrière nous, la chute n'est jamais loin.

Aujourd'hui cours avec l'Anglais et sa proprétaire pour améliorer, et il y a du boulot, ma technique à l'obstacle. Sauter avec un cheval que l'on a "fait" c'est une chose, on a appris à se faire l'un à l'autre, on a nos propres codes, on sait quand l'autre ne va pas mais prendre la suite d'un cheval qui n'a connu qu'une seule personne sans avoir la totalité du manuel de pilotage s'en est une autre ! Deux objectifs à cette séance, d'une part m'expliquer les subtilités de la Ferrari et d'une autre tenter de me remettre à niveau.

Une grosse séance de torture pour moi où la malheureuse qui me donne cours va tenter d'effacer tout ce que j'ai pu apprendre lors de mes lointaines années de club ainsi que le gros sac de défauts accumulés par la suite. Je joue le jeu jusqu'au bout même si mes chevilles hurlent à la mort tellement je suis chaussée court par rapport à d'habitude. Qu'importe je m'applique, je saute et saute encore. Oui mais voilà à vouloir trop bien faire on finit par se crisper et faire des erreurs. "Attends devant la barre, reste à ta place, retarde l'appel" m'avait-on demandé, ah pas de problème j'ai attendu. Trop ! Le temps de réaliser mon erreur que déjà coco, en bolide programmé à faire ce qu'on lui dit et rien d'autre, a pris son appel trop tard et percuté de plein fouet l'oxer.

Et nous avons tous les deux volés dans les airs, chacun de notre côté, la chute m'a paru durer une éternité, sol et ciel se sont confondus plusieurs fois avant que je ne retrouve le plancher des vaches. Le processus est toujours le même : pendant la chute je me sens comme spectatrice de l'action, attendant de voir où celà va me mener avec un détachement déroutant. A ce moment là, je n'ai pas peur. Aprés l'impact mes premières pensées vont au cheval, s'il va bien, ensuite vient le constat de mes dégâts corporels s'il y en a. Ce n'est qu'aprés que la grosse trouille que je viens d'avoir fait surface, me nouant les tripes, me faisant monter les larmes aux yeux et déclenchant une crise d'asthme tellement le stress a été fort ... le corps et l'esprit semblent vouloir evacuer au plus vite ces mauvaises sensations.

Mais il faut remonter, effacer au plus vite l'ardoise, ne surtout pas rester là-dessus. On n'y retourne pas de gaiété de coeur sur l'inoffensif oxer surtout quand on est consciente que cette chute est le fruit de sa propre erreur. Saute et saute encore pour ne pas laisser s'installer la peur de sauter, ne surtout pas écouter la petite voix sadique qui n'arrête pas de sussurrer que tu n'es pas à l'abri d'une nouvelle faute, que finallement tu ferais mieux de te mettre au tricot, c'est sympa le tricot.

Bilan de la cascade : coco indemne fort heureusement, une barre d'obstacle qui est partie vivre une nouvelle vie en tant que bois de chauffage et pour moi de multiples courbatures à venir (cervicales, dos, épaule et bras droit, cuisse ...), une visite chez l'ostéo à prévoir et une nouvelle bombe à acheter puisque celle-ci vient de remplir sa mission avec brio. Encore une fois merci les bols à fraises, vous n'êtes pas top glamour ça c'est sûr mais cela fait deux fois que je vous dois une fière chandelle ! Reste à présent à savoir dans quel état je serais dimanche pour faire le TREC. Il paraît que c'est deux jours plus tard que l'on ressent le plus les courbatures ... chic !!!

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24 avril 2008

Vanator Therapy III

Vanator3

Entre la météo plus qu'excécrable et les impondérables divers et variés, Bouchon n'aura en tout et pour tout cette semaine vu le camion qu'une seule fois. Séance un peu musclée où, je l'avoue, j'ai vu rouge. Qu'il soit inquiet c'est une chose, mais qu'il passe les frontières des bornes des limites et me teste ouvertement s'en est une autre.

Il a fallu lui expliquer que faire des combinés cabrés/demi-tour pour descendre du pont en mode rafale n'est pas la meilleure idée du siècle et que mieux valait pour tous les deux opter pour l'option "je recule gentiment pas à pas". Le lardon apprend vite, les bonnes choses comme les mauvaises, je dois être sans cesse vigilante pour désamorcer au plus vite les comportements qui risquent à terme de devenir dangereux pour lui, pour l'entourage et pour moi.

Le bon point de la séance reste qu'à force de travail, Vanator commence à assimiler le camion (du moins pour le moment le pont) comme un lieu de confort pour lui. Nous avons réussi à aller jusqu'à avoir les antérieurs dans le camion et les postérieurs sur le pont et une baisse significative des signes de méfiance même si cet état de "tranquilité" reste fragile. Il est clair que même s'il ne manque pas de bonne volonté Bouchon refuse pour le moment d'accorder sa confiance à qui que ce soit quand il est dans le camion, il reste méfiant de ce qui l'entoure et de ce qu'on peut éventuellement faire à son insu.

La route promet d'être encore bien longue mais la motivation ne baisse pas grâce à la présence, pour le moment, de petits progrés réguliers. En parallèle je continue de me renseigner, de prendre des adresses pour peut-être, à terme, faire appel à une aide professionnelle extérieure. Je bute encore sur certaines zones d'ombre devant lesquelles je me sens démunie. J'ose espérer pouvoir trouver la personne qui saura me guider dans cette lutte contre les fantômes et qui surtout acceptera de se déplacer pour le faire car, rigolons un peu, en général ce que j'entends le plus souvent c'est : "Votre cheval ne voyage pas ? Pas de problème amenez le moi !" ... si cela ne s'appelle pas un grand moment de solitude ça ...

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23 avril 2008

Peut mieux faire

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Fin de l’hivernage de la selle d’amazone, il est grand temps de s’y remettre un peu. Petite séance en carrière pour remettre en route le lardon et la cavalière. Plusieurs constatations au terme de cette petite séance d’une quinzaine de minutes (point trop n’en faut) :
1) Où sont passés mes abdos ?
2) Il va d’urgence falloir bosser dur pour gommer les vilains défauts de position dont un très joli style « tortue » au galop.
3) Les matelassures ont travaillé, la morphologie du lardon a évolué, la Précieuse va donc gagné un nouveau voyage chez Monsieur Boissière pour réajuster tout ça au mieux.
4) Le lardon est méchamment raide à main droite. Défaut déjà connu à califourchon mais affreusement mis en évidence en amazone. Rendez-vous prévu avec l’ostéo dés que possible pour faire le point.
5) Même en amazone, Bouchon ne crache pas sur une petite barre et ça m’enchante au plus haut point !

Conclusion : séance bof-bof mais un plaisir immense de se retrouver à nouveau en fourches sur un pouney appliqué.

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22 avril 2008

La face cachée

Couture

Pour beaucoup, l’amazone est l’incarnation même de l’élégance à cheval. Les voir galoper parées de leurs plus jolies tenues laissent souvent rêveur mais ce dont on est beaucoup moins conscient c’est ce qui se passe en coulisse.

Nous sommes peu nombreuses à pouvoir nous offrir les services d’une couturière professionnelle, ce n’est pas parce que nous montons comme une « princesse » que nous avons le train de vie qui va avec. Le plus souvent l’achat de la selle a mis à mal nos maigres économies. Nous mettons donc à contribution nos dons personnels ou si, comme moi, nous sommes plus douées avec une clé de 12 qu’une aiguille nous recrutons la mamie, la maman, la copine … quiconque a le talent et la patience de mettre ses aiguilles au service de nos délires les plus fous.

Concevoir une tenue c’est d’abord la construire dans sa tête et sur le papier, prendre le temps de réfléchir à ce qui peut être fait ou pas pour qu’elle soit pratique et en accord avec la discipline dans laquelle nous allons l’utiliser. Je me vois mal enchaîner un parcours de hunter vêtue d’une tenue Renaissance ou présenter une épreuve d’Elegance habillée en vahiné colorée. C’est aussi chercher les astuces, les petits détails qui feront la différence, trouver des patrons de « base » que nous pourrons éventuellement modifier, une veste ou un chemisier à recycler. C’est aussi faire des concessions, entre l’idée de départ et la réalisation finale souvent les impératifs techniques, pratiques, financiers exigent que l’on modère ses ardeurs.

Vient ensuite l’étape de l’archéologie de placards, du shopping dans les magasins en tous genres pour regrouper la matière première. Chiffonner un morceau de tissu dans la main pour voir s’il ne froisse pas trop facilement, le soupeser, le palper pour juger de son « tombé », mettre de côté le joli tissu délicat qui va trop vite ramasser la poussière ou difficilement résister à un mouvement un peu brusque. Un joli bouton par ci, un chouette ruban par là … l’accumulation des « petits riens du tout » mettent très rapidement le budget en émoi.

Puis c’est la réalisation à proprement parler avec les premières angoisses quand les ciseaux se lancent à l’assaut du coupon de tissu. La tenue prend peu à peu forme, quand couturière et amazone ne sont pas sous le même toit c’est la course pour les essayages. C’est ainsi que l’on peut se retrouver au beau milieu d’une écurie entre brouette et balais, juchée sur un bidon pour ne pas salir le tissu tout neuf, et n’osant trop bouger de peur de se retrouver avec une épingle plantée dans notre précieux fessier. Il faudra apprendre à garder une certaine dignité accoutrée dans une tenue frôlant le ridicule.

Voilà l’une des faces cachées de l’amazone, beaucoup de travail en coulisses pour quelques minutes de bonheur.

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21 avril 2008

Dans la cour des "grands"

Roulements de tambours, ça y est c'est officiel Monseigneur Bouchon fait son entrée dans le circuit officiel. Et ce ne sera pas en CSO non non, mais bien en TREC et tous seuls comme des grands ! But du jeu : évaluer les progrés et cibler le travail futur. Une chose est déjà sûre, ce n'est pas dans la maîtrise des allures que nous ferons des étincelles mais qu'importe nous nous amuserons ça c'est sûr ! Rendez-vous dimanche !!!

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