12 décembre 2009
Une nouvelle maison pour Bouchon
Lorsqu'on quitte une pension on sait ce que l'on perd mais on ne sait pas ce que l'on va trouver. Dégoter la pension qui correspond à ses attentes fait souvent figure de défi mais la trouver en plus à 400 km de chez soi quand on ne connaît pour ainsi sire pas le coin relève de l'exploit.
Petites annonces, bouche à oreilles, les adresses ont été listées avec soin puis la sélection s'est petit à petit affinée selon des "primos" critères somme toute assez simples : moins de 20 km de la future maison pour le katkat, vie au pré avec des copains pour Bouchon, une carrière pour moi et un budget de moins de 200 euros par mois pour mon porte-monnaie. Quatres facteurs de choix qui ont trés rapidement fait diminuer la liste comme peau de chagrin. Le bilan est sans appel : 7 pensions pourraient éventuellement nous convenir sur le papier, reste à aller les visiter ... Journée marathon à l'assaut des candidates, qui l'année prochaine sera élue la nouvelle maison de Bouchon ???
Il y a eu la pension où à peine au portail il était évident que ce n'était pas pour nous. Clôtures pas mais pas du tout en état (je voyais déjà Bouchon faire du bois de chauffage pour l'hiver), "carrière" jalonnée de souches d'arbre, chiens agressifs, sellerie inexistante (ah si dans un camion à prêt d'un kilomètre de là !) ... j'en passe et des meilleures. Même si l'accueil a été cordial c'est à toutes jambes que j'ai fui vers d'autres cieux. Il y a eu la pension trop belle pour nous. Installations cleans à pas oser poser le pied par terre de peur de salir, ambiance cso à donf ' et accueil un tantinet distant. De ces pensions belles certes mais où l'on sait que l'on ne va jamais se sentir chez soi. Il y a eu aussi la pension "étho à mort" qui offrait certes une bonne ambiance mais allait imposer à Bouchon un mois d'isolement et m'empêchait de nourrir moi-même ma canaille (non mais vraiment quelle idée ?!) mais annoncait clairement qu'en cas de pépin c'était "Démerdes-toi Simone moi je touche pas aux bobos". Songeuse suis-je restée ...
Au fur et à mesures des visites, les "ce que je veux" et "ce que je ne veux surtout pas" se sont clarifiés. Faire des concessions, il est évident que je vais devoir en faire mais pas au détriment de mon poilu. Et puis, au miracle ! Moi qui n'y croyais plus, la pension "de mes presque rêves" est venue à moi ! Budget OK ! Vie au pré avec les copains avec abris siou plize OK ! Possibilité de nourrir moi-même Bouchon et de fournir la nourriture de mon choix OK ! Carrière OK ! Aire de pansage à l'abri OK ! Sellerie et parking van OK ! Grande dalle bétonnée qui va du pré à la carrière en passant par l'aire de pansage et la douche OK !!! Accueil super sympa en prime !
Une énooooooooooorme épine dans le pied en moins. Bouchon a sa place réservée dans sa future nouvelle maison bretonne et ,ma foi, elle paraît plutôt pas mal du tout !
07 décembre 2009
2010 Change is coming !
Voilà c'est décidé, je ramène Bouchon en Bretagne ! 2010, année du grand changement, adieu boulot, pitite maison, copains et famille, bonjour nouvelle vie au pays de la krampouz ! Folle que je suis, aprés avoir eu tant de mal à rapatrier mon poney au pays du pinard, je m'embarque tête baissée dans l'aventure retour. J'annonce donc le coup d'envoi officiel de notre future grande aventure.
Reste d'ici là à organiser le grand voyage pour le lardon. Trouver la nouvelle pension, les nouveaux pros qui auront en charge sa santé (avec une grosse priorité pour l'ostéopathe) et les solutions les meilleures pour transporter Bouchon avec le moins de dégâts possibles pour tout le monde. 416 kilomètres à parcourir exactement avec, aux fesses, mon traumatisé des transports.
J'ai d'hors et déjà opté pour la solution baptisée "Baracouda" (les fans de "L'Agence Tous Risques" sauront de quoi je parle) : faire faire un beau voyage au pays des éléphants roses à Bouchon à grands renforts de produits tranquilisants. C'est une solution que je ne prends pas de gaieté de coeur mais il en va de notre sécurité à chacun. Aux grands maux, les grands moyens que diable ! Rendez-vous est pris avec le vétérinaire pour avoir son avis, je refuse de jouer à l'apprentie sorcière. Je suis consciente de toutes façons qu'un voyage en plusieurs étapes risque de s'imposer de par la durée d'action du tranquilisant. Qu'importe, on prendra le temps qu'il faudra mais foi de greluche, fin Janvier Bouchon sera redevenu breton même si nous devons y aller à pattes !
2010, Change is coming ! Bretonnie nous voilà !
06 décembre 2009
Gloire éphémère

Pour écrire un blog chacun(e) a sa propre motivation. Besoin d'exposer sa vie, de partager ses expériences ou exhibitionnisme plus ou moins assumé. Pour moi, ce fut la fénéantise, si si ! Quand amis et famille passent leur temps à demander comment va Bouchon, on se lasse vite de répéter toujours la même chose. Alors un p'tit blog et zhou y'a plus qu'à écrire les choses une seule fois pour que tout le monde soit au courant. Pratique quoi ! C'est ainsi que sans le savoir j'ai mis le doigt dans le roman de notre petite vie de couple avec mon lardon. Trois ans de bons et mauvais souvenirs partagés avec les gens qu'on aime et ceux aussi que l'on ne connait pas qui passent ici par hasard.
Petit blog sans prétention, qui me permet aussi de me rappeler d'où nous venons quand je doute. Rappelles toi Greluche combien tu as galéré parfois, n'oublie pas aussi les petites satisfactions et les grands bonheurs qui te font hurler à la cantonade que non rien de rien, non tu ne regrettes rien ! J'en étais donc là de ma petite vie bloggeste quand nous voilà Bouchon et moi propulsés sur le devant de la scène. Grosse surprise qui m'en a coupé l'appétit (si si !) ! Comment un petit blog qui parle d'un "vulgaire" poney peut-il attirer l'attention au milieu de 675 000 autres blogs ? Mystère et boule gomme mais en tous cas cela fait plaisir à l'égo (je serai méchamment hypocrite de dire le contraire) !
Gloire éphémère de 24 heures, qui aura eu le mérite d'exister et qui permet aussi de remercier tout mon petit monde. Les amis et la famille qui me soutiennent dans mes lubies, Liti (et Greg) qui me permet d'illustrer la vie du lardon à grands renforts de chouettes photos et Bouchon qui, avant d'être un chouette poney, est surtout Quelqu'un.
PS : Pour les groupi(e)s, Bouchon sera en séance dédicacée demain soir à la pension. Prévoir bottes en caoutchouc et imperméable !
05 décembre 2009
Un peu de travail, beaucoup de pitreries !

Clairement les patates, Bouchon et moi on commence à saturer. Les balades, vu l'état des terrains, ne nous dérident plus non plus d'autant qu'elles sont devenues fort rares. Que reste-t'il alors pour se défouler un bon coup ? Les ba-barres !!! Yihaaaaa !!! Et aujourd'hui on plaisante pas mon Poussin, pas de la mini-barres de greluche pétocharde, non mon Vieux, de la ba-barre qui commence à faire serrer les fesses en se disant que ce n'était pas forcément l'idée du siècle.
Toujours est-il que même en pétochant un brin, on s'est éclaté grave (non pas par terre mauvaise langue !) et que même si Bouchon mériterait d'être un peu plus musclé du popotin pour décoller majestueusement au-dessus des barres, il va de bon coeur affronter notre petit Everest, quitte à détruire proprement le zouli obstacle.
Fin de la séance par une révisions des pitreries habituelles. Campo, sourire et "non" sont offerts généreusement, tu parles Charles c'est le plus facile pour lui ! Taper sur demande dans un objet, fastoche aussi, sans doute le gêne Destructor qui s'exprime avec joie et délectation. Reste la mise en place de la jambette qui a été totalement intégrée mais qui mériterait un peu de délicatesse dans l'execution. Note à moi-même : ne jamais au grand jamais rester dans la trajectoire de la jambe sabotée ça risque de piquer grave !
27 novembre 2009
La revanche des "cacas d'oie"

Aaaah elle a voulu être fashion la greluche, elle s'est fait offrir des beeeeelles bottes (moches quand même) avec des grosses fleurs dessus. Oubliées les "cacas d'oie", mises au placard sans un regard malgré des années de service sans faille. Cet hiver, la greluche sera top mode dans la glaise un point c'est tout ! Seulement voilà ... les jolies bottes moches fleuries elle ne valaient pas un kopeck, à peine ont-elles tenues un mois de Glaizland avant de rendre l'âme. Bien fait Greluche ! T'avais qu'à pas céder aux sirènes de la Greluchattitude et rester fidèle aux vieilles amies. Ce soir, les "cacas d'oie" se marrent bien, elles sont de retour à l'écurie, leur revanche elles l'ont eu ! Elles sont p'têt po fashion mais elles au moins elles ne mouillent pas les pieds ! na !
21 novembre 2009
Rythme d'hiver

Les jours se suivent et se ressemblent. Glaizland a repris ses droits, transformant le simple fait d'aller chercher le lardon en exploit de haut niveau. La greluche a la mémoire courte et oublie bien vite les galères hivernales ... jusqu'à ce qu'elles reprennent le contrôle. En semaine, il faut se contenter de brosser le lardon (quand il n'est pas mouillé) et trouver des choses à lui faire faire si on ne veut pas le voir se transformer en délinquant hyperactif. C'est donc le retour des "PJI" (Petits Jeux Inutiles), qui n'ont pour but que de faire croire à Bouchon qu'il travaille. On peaufine les classiques et on introduit de nouveaux tours comme taper sur l'objet désigné ou commencer timidement la jambette. Nous sommes d'accord, ça n'est pas bien utile au quotidien mais cela a le mérite de beaucoup plaire à Bouchon. Au point de refuser retourner au pré s'il estime la séance de clowneries trop courtes à son goût !
Reste les trop rares week-ends pour bosser dans le bac à sable. Je patate, tu patates, nous patatons par tous les temps. Nous n'avons plus le luxe de faire les fines bouches, si nous voulons continuer à progresser et entretenir le peu qu'il reste de musculature et bien il faut ne pas avoir peur de se mouiller la carcasse. Rhaaaa je déteste l'hiver, cela tape sur le moral au plus haut point !
08 novembre 2009
Concentré de bonheur

Hier aprés-midi, c'était patatagogo, aujourd'hui, barrounettes et pour les deux séances ce ne fut que du bonheur en barre. De ces moments bénis où il n'y a rien à dire sauf que c'est trés bien. De ces instants miraculeux où l'on se sent parfaitement à sa place et où il suffit de penser quelque chose pour que ce soit exaucer dans la seconde. "Tu veux une jolie cession, te la voilà ! Tu veux un abord dans le calme, exaucé ! Oups, j'étais parti pour te faire une longue mais regarde, je te case une foulée ..."
Le pied total ! Bouchon y a gagné des séances de travail écourtées pour cause de satisfaction absolue de sa greluche sur tous les objectifs du jour sans exception. Même la météo a été sympa avec nous, elle retenu les averses le temps qu'on travaille. J'ai un sourire idiot gravé sur les lèvres, la tête emplie de sensations magiques et une gratitude infinie pour mon petit cheval de rien qui me donne tout.
07 novembre 2009
Partie se faire lifter

Voilà quelques jours (semaines) que la Lady est partie chez le sellier pour un grand lifting de printemps. Cette fois-ci, j'ai fait le choix de choisir un sellier proche de chez moi en croisant trés fort les doigts pour que le travail soit à la hauteur de mes attentes. Deux grandes raisons à ce choix : pouvoir régulièrement suivre l'avancée des travaux avec la possibilité de corriger le tir si le besoin se fait sentir et surtout pouvoir faire faire du vrai sur-mesure pour Bouchon.
Ce matin donc, rendez-vous était pris pour amener le lardon chez le sellier afin de voir comment la selle en son état actuel pose sur le dos afin de juger sur pièce des choses à modifier. Comme de bien entendu, faire le trajet en boîte à roues n'est toujours pas envisageable, c'est donc avec nos petits petons (enfin surtout ceux de Bouchon) que nous sommes allés voir l'homme de l'Art non sans se prendre quelques bonnes averses sur le coin du nez.
La bonne nouvelle, c'est que la selle, je cite, "va trés bien à ton cheval" ... ça je m'en doutais quand même un peu mais surtout j'ai pu discuté, échangé les points de vue, les expériences sereinement avec un sellier à l'écoute qui semble aller dans le sens de mes attentes. Rien que pour ça, ca valait le coup de revenir à la pension un peu humide. Le lifting commence la semaine prochaine et pour un délai ... indéterminé. Patience, patience !
03 novembre 2009
Folle que je suis !
Le jour n'est pas encore levé et pourtant une lumière divague dans la nuit. Un rodeur ? Une luciole ? Non ! Une greluche la tête embrûmée qui vient soigner son poney avant d'aller au boulot. C'est là qu'on se pose la question à propos de sa santé mentale. Elle paye une pension, elle peut donc être en droit de laisser les patrons de la dite-pension soigner son lardon pendant qu'elle reste tranquillou sous la couette. Elle le pourrait oui ! Mais voyez-vous, folle qu'elle est, elle veut s'occuper elle-même de son cheval, non par manque de confiance mais seulement parce qu'elle a fait le choix d'assumer son cheval au maximum, qu'elle ne veut pas se contenter d'aller le voir juste quand il va bien.
Alors, elle part braver Glaizland et jouer à "Toi aussi essaies de trouver ton poney noir dans la nuit noire avec une petite lampe de poche" non sans râler un peu quand même parce que sinon ce n'est pas une vraie greluche ! Ah les joies d'être pleinement propriétaire d'un cheval, on ne s'en lasse pas !
02 novembre 2009
Soirée "Pud'lafèce"
Avec le voyage en Chine, je n'avais pas encore regoûté aux joies d'aller voir mon poney dans le noir. Ce soir c'est fait ! Déjà, il fait nuit et je ne peux plus monter mon poney et, comble de bonheur, il pleut !!! Glaizland est de retour snif ! Inutile de dire que je râle à qui mieux mieux ! Bouchon m'attends devant le pré, je l'appelle. Bizarre, il ne vient pas. Je prépare la ration de Monseigneur, je l'appelle encore. Il finit par venir et, je ne sais pas pourquoi, je le trouve "pas comme d'habitude". Il est agité, inquiet, certes il y a du vent à l'extérieur de l'écurie mais cela ne justifie pas cette attitude tendue. Mon poney, je le connais comme ma poche. C'est moi qui, chaque jour, le nourrit, le bichonne, le côtoie et ce soir ce n'est pas lui.
Il y a des jours comme ça où une sorte de préssentiment ne vous lâche pas, alors j'examine le lardon sous toutes les coutures mais un poney chocolat dans une écurie mal éclairée c'est pas simple à examiner. Alors, on ressort la bonne vieille méthode des mains baladeuses, les mains ça ne trompe pas et sans grande surprise, je finis pas mettre le doigt sur un souci. L'antérieur droit est gonflé au point de ne plus sentir le relief des tendons, un petit tour sur la face interne et voilà mon lardon qui sursaute au moment où mes doigts rencontre un truc visqueux. Bon bin voilà, un nouveau bobo au palmarès d'Albator !
Une petite inspection à la lampe de poche révèle une jolie balafre accompagnée de son lambeau de peau dégueux. Il ne reste plus qu'à dégainer la panoplie de parfaite petite infirmière (accompagnée de sa dose de patience) et de soigner le grand malade. C'est qu'il en faut de la diplomatie pour faire comprendre à Sieur Bouchon qu'il faut soigner le bobo même s'il fait cré cré mal. Il fait nuit, il pleut et mon poney est blessé, foutu bilan d'une soirée à la noix !

































