30 juin 2009
Séance patates en amazone

Ca y est nous y voilà ! Aujourd'hui nous patatons pour de vrai en amazone, c'est pas le tout de promener mémère le nez au vent, il faut aussi songer à travailler un brin. Je garde dans la tête l'envie de faire la qualification loisirs de l'Equigironde en amazone mais pour le moment on ne peut pas dire que j'ai fini de mettre tous les boutons en place. Nous voilà partis pour peaufiner tout ça et puis il faut bien que j'étrenne mon nouveau stick angliche "kilétrobo". Ah les sticks anglais, des annés que je bave dessus en me disant qu'ils seraient plus adapter à ma pratique de la monte en amazone que nos badines françaises. Et je ne me suis pas trompée ! Pus lourds, plus rigide, je le "sens" mieux en main, finie la badine en canne à pêche, ou le chatouillement de popotin accidentel qui déclenche une accélération subite du bolide poilu. Et de fait, cela semble aussi mieux convenir à Bouchon. Contente suis-je !
Travail au pas et au trot fort honorable, Bouchon met une bonne volonté évidente et même les cessions à la jambe vont mieux. Ca rentre doucement mais sûrement. Je ne me lasse pas de cette sensation de pouvoir contrôler chaque morceau de mon poney à ma guise. Oh certes, rien n'est parfait mais cela commence à ressembler à quelque chose de tout à fait acceptable à condition d'oublier les moments où Bouchon décide qu'un peu d'animation ne ferait pas de mal et se met à trotter à la "dégueulasse" en me secouant la prune jusqu'à ce que je prenne une trés jolie teinte olivâtre.
Quant au galop ... ah le galop ... A main gauche que du bonheur, il s'arrondit doucement et se cadence. Dans mon fauteuil je me fais bercer en douceur. A main droite, nous avons des difficultés qui ont émergées petit à petit et là c'est l'apothéose. Difficile d'obtenir un départ à juste et si par miracle nous y arrivons c'est pour qu'il change de pied quelques foulées plus loin. Plus de doute possible, y'a bien quelque chose qui coince et avant d'aller plus loin nous allons appeler Doc Ostéo pour faire un point.
Bilan plutôt positif dans l'ensemble, je me commence à songer que faire la qualif' en amazone est du domaine du tout à fait possible si on continue à bosser comme ça. Pour que le tableau soit parfait, il faudrait que les matelassures de ma selle aient été botoxées avant mais malheureusement il faudra se contenter de son été actuel. Reste à continuer de bricoler un brin pour trouver un équilibrage acceptable. Reste un mois et demi, ça devrait le faire !
28 juin 2009
La Dordogne
Deux ans, deux ans que les rives de la Dordogne me faisaient de l'oeil. Nous ne sommes qu'à quelques kilomètres et pourtant jusqu'à présent je n'avais jamais réussi à prendre le temps de m'y rendre. Cette fois-ci nom d'une greluche entêtée c'est la bonne !!! La carte dans la main et le Bouchon sous le popotin nous partons presque à la fraîche à l'aventure. Excellente occasion de tester le lardon sur des chemins qu'il ne connait pas et de préparer un peu notre escapade pour l'Equigironde.
Nous sommes partis à 9h, à bien y réfléchir c'était beaucoup trop tard !!! La température monte et monte toujours, Bouchon n'a pas l'air dérangé mais de mon côté sous ce maudit bol à fraises je souffre. Pas trop de bitume, des chemins sympas tous plein, je découvre des petits bourgs mignons, des paysages que je ne soupçonnais pas une seule seconde. C'est beau, c'est calme, Bouchon avance d'un bon pas, les bananes en avant. Une seule grosse route à traverser mais une GROSSE ! Enormément de circulation, des voitures qui déboulent comme si elles avaient le feu aux fesses, j'ai un peu l'impression d'être dans un jeu vidéo. Il faut réussir à saisir le bon moment pour traverser ... et ce n'est pas de la tarte surtout quand Bouchon décide ne pas être patient, l'infâme petit merdeux ! Enfin une ouverture, zhou traversée éclair pour nous retrouver à nouveau dans le calme d'une campagne allanguie par la chaleur.
Au loin un château nous surplombe et derrière, et bien derrière, il y a la Dordogne ! Il fait de plus en plus chaud mais hors de question je ne rebrousserai pas chemin ! Bouchon est frais , lui, donc pas de souci ! C'est rigolo, le paysage est complètement différent ici, l'évasion à quelques foulées de la maison. Rhaaa ça y est c'est le dernier chemin, la carte est formelle, là-bas au fond, de l'autre côté des arbres la Dordogne nous attend ! Sauf que ... à deux centimètres du bol de sangria, les vestiges de la dernière tempête nous barrent la route. Des arbres arrachés dans tous les sens, pas moyens de passer le sabot d'un Bouchon, je fulmine ! Elle est là pas loin et il nous faut rebrousser chemin ! Compulsage de la carte, on est sauvé ! En faisant un micro-détour il y a moyen d'atteindre la rive ! Et zhou nous voilà repartis, Bouchon assailli par les mouches et moi, perdant un neurone par seconde tellement j'ai la tête en ébullition sous la bombe. Rhaaaa j'aime pas la chaleur ! Une ligne droite et en-fin la voilà !
Je confesse une légère déception, les rives ne sont pas trés accueillantes par ici, et la présence de cabanes de pêcheur quoi que fort typiques bouchent le paysage mais qu'importe nous avons atteint notre but ! Une bonne pause pour tous les deux à l'ombre des arbres, à rêvasser au milieu de nullepart puis il faut songer à rentrer ... on prend les mêmes et on recommence, à un détail prêt : il fait encore plus chaud ! L'hiver on rêve de chaleur, l'été on rêve de fraîcheur, l'homme est mal fait ! En tous cas je me promets une chose dés mon retour : partir à la recherche d'un bol à fraise a-é-ré !!!
23 juin 2009
C'est ma fête !!!
Ce n'est pas la Saint Parfait, ni la Saint Modeste (hi hi hi !) c'est juste la Sainte Audrey mais comme c'est mon prénom il faut bien fêter ça dignement en partant en "vraie" balade en amazone avec le lardon histoire de s'offrir un joli lot de courbatures pour ce grand jour ! La prudence me dicte de choisir un trajet avec le moins d'opportunités de galoper possible. Je nous connais Bouchon et moi, la vitesse ça nous éclate mais pour une première "grosse" sortie en amazone il faut savoir être raisonnables et puis autant les "espagnolades" du poilu m'amusent à cali, autant là je ne suis pas sûre que cela me fasse rigoler longtemps ...
Dés les premiers pas, le Pimousse donne le ton avec un magnifique écart pour cause de ... euh ... voyons ... ah si voilà ! Pour cause de coup de vent dans une touffe d'herbe ! "Tour de contrôle ?! Bonjour ! Vérification de l'arrimage du paquet effectuée ! C'est bon ça tient ! Nous pouvons décoller !" Je rêvais d'une balade au pas tranquille mi-mille, dessous l'avis n'était pas le même. Nous avons coupé la poire en deux et fait du "trot passagé" ma foi fort confortable pour mon popotin mais oh combien désagréable pour mon estomac !
Au final, une balade d'une heure trente au deux allures (le pas était une allure apparement en option) au terme de laquelle Bouchon est revenu frais comme un gardon. Voilà, préparation physique du cheval de greluche terminée, ça y est on peut s'y mettre pour de bon !
10 juin 2009
Tricotons ensemble
J'avoue, j'avoue, les patates ça commence à m'éclater grave !!! Pourtant nous ne faisons rien de particulier dans notre bac à sable, des tours et des détours dans un sens, dans l'autre. On se plie, on se déplie, on tourne, on vire, on serpentine ... Les séances se succèdent, petit à petit on apprend de nouvelles choses, on perfectionne les acquis, on découvre de nouvelles sensations. Bouchon y met tout son coeur, mon poney devient ballerine et moi, je découvre le mot "légèreté".
Nous commençons à aborder sérieusement les cessions à la jambe, hanches en dedans et autres noms barbares à défriser la cavalière d'exterieur que je suis. Pour le moment, cela ressemble plus à du gros oeuvre qu'à du tricot mais l'intention est bien là et tous deux nous appliquons du mieux que nous pouvons. Qui sait si un jour on ne nous corisera pas sur un concours de patates ... allez savoir !
04 juin 2009
Toutou Chic

Voilà un moment que je cherchais une solution pour attacher si besoin Bouchon en balade. Mettre un licol sous le hackamore ne m'enchantait que trés moyennement et je ne prends pas systématiquement de tapis à poches ou de sacoches. Oh certes, j'avais toujours la solution Mc Gyver de détacher mes rênes des branches du hack' et les accrocher à la muserolle pour faire un licol de fortune mais je voulais quelque chose de plus "abouti" on va dire. Et c'est là qu'apparaît Saint Collier. On ne peut pas dire que son usage soit trés courant en France sauf peut-être dans le monde des chevaux de trait mais voilà une alternative qui répond parfaitement à mes besoins !
Dernier cadeau au lardon donc : un collier en cuir assorti à son bridon de rando (greluche powaaa !) qui ne devait servir qu'en balade et qui, finalement, sert tous les jours ! C'est que c'est pratique cette petite chose : ça ne prend pas de place, ça se met vite sur le loulou, ça évite que la longe n'infuse dans la ration pendant le repas et cela ne vient pas se mettre sous le hackamore. Du côté des inconvénients car il y en a, ce n'est pas un outil que j'utiliserai sur tous les chevaux. Bonne éducation IN-DIS-PEN-SA-BLE, cela ne donne aucun contrôle de la tête et un cheval un peu "farceur", dirons nous, peut rapidement comprendre qu'il est facile de vous transformer en cerf-volant.
Collier adopté ! Reste à s'habituer à voir Bouchon transformé en toutou chic à sa mémère.
01 juin 2009
Je ferai po ça tous les jours !

Le réveil sonne tôt, trop tôt quand la veille on a un peu fait la fête. Mes bras carbonisés se réveillent en même temps que moi et ils me loupent pas ! Mes deux rotis sont boursoufflés et purulents ... youpi mais qui voilà, mon allergie au soleil ! Joie intense dans mon coeur, le jour d'une démo amazone franchement c'est balot ! Ceci dit cela simplifie les choses, avant-hier encore j'hésitais entre deux tenues, là le choix se fait d'office : j'opte pour la chemise à manches longues qui protège du soleil ... et des regards ! Le bronzage agricole ne fait pas partie des standarts de l'élégance greluchienne donc "Cachez ces jambonneaux que je ne saurai voir trés Chère !".
Greluches débarbouillées, tenues prêtes, selles et matériel divers chargé dans le coffre du katkat, nous filons à la pension. Pendant que Liti va chercher les chevaux au pré, je pars avec Greg déposer la voiture au château. Voyage n°1 terminé. Retour à la pension, nous briquons les cocos pendant que l'homme fort va chercher barres et chandeliers dans la carrière et les met dans le camion. Hop voyage n°2, le matériel "sautant" rejoint la voiture et, au passage, nous montons un paddock pour les cocos. Re-retour à la pension, sellage des chevaux en mode "califourcheuses" et nous voilà parties pour une petite heure de balade direction, encore une fois, le château en croisant trés fort les doigts pour que ce petit tour permette au lardon d'évacuer son trop plein d'énergie.
Pendant que les chevaux s'empiffrent dans leur paddock provisoire ("Faites que Bouchon ne voit pas qu'il n'y a pas le jus ..."), nous partons faire les derniers repérages et installer l'obstacle qui marquera le début et la fin de la démo. Le temps passe, on grignote, un petit tour discret avec les chevaux en main pour leur montrer que, même s'ils sentent fort, les fromages des Pyrénées et autres parasols ne sont pas cocophages et puis vient le temps de nous préparer.
Premier défi, trouver où attacher les chevaux sans risque. Second défi, seller les chevaux sans prendre une suée. Troisième défi, réussir à s'habiller sans froisser ou tâcher nos tenues. Enfin, se mettre en selle sur des cocos frétillants en croisant trés fort les doigts pour qu'ils ne nous prennent pas la main dans la grande allée où nous avons l'habitude de galoper à fond les manettes ... c'est dangereux les habitudes parfois !
Voilà, c'est l'heure ! Sourire politiquement correct vissé sur le visage nous voilà parties à l'assaut de notre public, plus interessé il faut bien le dire par la perspective des trois "P" (pain, pâté, pinard) que de voir parader des greluches en jupons ... quoi que ... mirâcle de mirâcle ... au milieu des afficionados du jus de raisin fermenté nous attendent quatres spectatrices ayant fait le déplacement uniquement pour voir des amazones, na !
Hop saut de la barre (avec abord légèrement ondulant du lardon), blabla sur l'histoire et le "comment ça marche" de la monte en amazone et hop on repart queues en panache ressauter notre barrounette et disparaître au bout de l'allée. Dix minutes sous un soleil de plomb en espérant que mon teint n'a pas viré du même rouge flamboyant que ma chemise ! Et dans tout ça un lardon qui s'est comporté comme un chef pour sa première prestation publique de cheval de greluche.
Dans les coulisses, déssellage et retour au paddock pour les cocos, changement de tenue pour les greluches, rangement du matériel, ressellage des cocos en mode "cali", retour à la pension à cheval, soins aux cocos, voyage de récupération du katkat, rangement du matériel et, ENFIN, retour à la maison lessivée comme une vieille chaussette ! Pfiouuuu ! J'ferai po ça tous les jours moi !
































