31 mai 2009
Vanator Therapy XXIV
Et oui qui dit concours dit maintenant camion, qu'il le veuille ou non il faudra que le lardon s'y fasse. Oh certes cela reste du petit trajet en attendant de nous sentir prêts ... enfin surtout moi ! Notre petit rituel d'embarquement est toujours d'actualité (et je pense le sera pour longtemps) et semble faire son petit effet, déjà un bon point de régler. Même si éventuellement le premier chargement est animé, en lui permettant de redescendre j'ai l'impression que cela le sécurise un peu. Perdre du temps c'est encore et toujours en gagner pour plus tard alors on monte et on descend plusieurs fois avant de fermer le pont. Liti et moi sommes rôdées comme un vieux couple, chacune a sa place, chacune a son rôle et l'équipe fonctionne, ma foi, bien.
Nous voilà donc avec un lardon en boîte, direction le club voisin pour le TREC. A peine le temps de faire 400 mètres que Môssieur Tête de Cornichon décide de nous montrer qu'il n'est point de son goût de partir si tôt de son "chez lui verdoyant". Armement du popotin ... feu !!! Boum padaboum ! Oui mais voilà, dans son plan bien huilé une greluche a mis son grain de poivre. Légère accélération puis coup de frein façon "Orangina secouez-moi !". En général ce genre de blague ne l'émeut pas mais cette fois cela n'a été que le prémice d'une tempête à laquelle il ne s'attendait pas. Non point d'autres ocups de patins, ni coups et autres méthodes musclées ... que nenni ! Seulement une bordée de jurons colériques destinée au délinquant pour lui faire savoir que décidément faut po pousser la greluche dans les orties parce qu'à force ça pique grave ! Et le voilà soufllé le bellâtre, les yeux écarquillés, il nous fixe outré de se faire qualifier de tant de noms d'oiseau. Il en oublie de faire l'imbécile. Scié qu'il est le morveux !!! Enfin je viens à bout de mon vocabulaire fort peu châtié, le silence dans le camion revient, ponctué par un "frouuut" vexé du lardon. Je le soupçonne d'avoir voulu avoir le dernier mot dans cet histoire ... Le voyage se termine magnifiquement bien. Arrivée sur le terrain bien plus zen que la dernière fois. Quant au voyage retour, ce fut un véritable poême.
Au fil du temps, nous développons notre propre méthode, certes fort peu othodoxe mais qui a l'air de porter ses fruits. Dans la balance, il est évident que la connaissance de plus en plus approfondie que j'ai de mon lardon joue énormément en ma faveur. Je sais à présent faire la différence entre une réaction de peur et une manifestation de "ras-le-bol" colérique. J'ai appris à décrypter le petit roulement de l'oeil qui annonce la tempête, le fameux "frout" qui évacue la dernière dose de stress. De son côté aussi, il me connaît comme sa poche. Il sait où sont les (mes) limites, il reconnaît mes tendres gronderies de mes vraies colères. Et tout cela c'est au quotidien que cela se construit à pied plus encore que monté.
Et pendant ce temps, là-bas dans le jardin de mes parents, le van personnel de Sieur Lardon subit ses dernières métamorphoses ...
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