31 janvier 2009
Vanator Therapy XVI
Jour de fête ! J'ai les clés du camion, il fait beau et le parking est suffisement dégagé !!! J'en viendrai à me pincer pour être sûre que je ne rêve pas ! Moteur allumé, la boîte à roues vibre de toute sa carrosserie. Bouchon s'engouffre dans la bête sans la moindre hésitation et s'installe tranquillement à sa place, postérieur négligement au repos. Non vraiment je dois rêver ...
Le temps passe, le lardon machouille son foin tranquillement pendant que dehors je tape la causette avec les copains. Depuis combien de temps est il là-dedans à se faire vibrer la carcasse je ne sais même plus, le pont est ouvert pourtant mais il n'a pas bronché d'un yota. Pire ! Quand je lui demande de descendre il refuse !!! Même en tirant sur la longe y'a pas moyen de le déloger ! Franchement je sais pas ce que j'ai fumé mais ça donne de sacrées hallucinations ! Puisque c'est ça je ferme le pont ! Et le lardon de répondre dédaigneusement "Oui et ?".
Je suis bluffée, les minutes passent toujours, le moteur ronfle de plus belle, le pont est fermé et à l'interieur Bouchon se fait oublier. Je ne sais pas si c'est un rêve mais en tous cas il me plait bien ! Ouverture du pont, descente du poney et remontage aussi sec de l'autre côté du bas-flanc ... là Bouchon a dû se dire qu'il fallait qu'il me ramène un peu à la réalité. Au bout de quelques minutes, il décide de sortir de son propre chef de la boîte parce que c'est pas tout ça mais dehors y'a plein de monde qui parle de lui et il aimerait bien venir participer à la conversation. Mission accomplie, greluche revenue sur terre illico et lardon remis à sa place manu militari.
Fin de la séance, ultime récompense venue de quelqu'un qui ne connaissait pas Bouchon jusqu'à aujourd'hui "Et bien tu vois tu me dis qu'il ne voulait pas monter dans un camion et j'ai du mal à te croire quand je le vois là. Il se comporte même mieux qu'un cheval "normal" ... " Rêve ou réalité je ne sais plus mais dans tous les cas je kiffe graaaaave !!!
29 janvier 2009
Le cheval parfait
Toi qui cherche le cheval parfait, dis toi qu'il n'existe pas "prêt à l'emploi". A chaque personne, sa notion de la perfection. Un cheval ne s'achète pas parfait, il le devient au fil des jours passés à tes côtés. Qu'on le veuille ou non, c'est un travail au long cours. Ne te décourages pas, les galères seront de moins en moins fréquentes et les petites victoires deviendront de grands moments de bonheur.
Dis toi aussi que plus tu passeras de temps avec ton cheval et plus vite il deviendra ton cheval parfait, le compagnon à toutes épreuves, prêt à se donner corps et âme pour te faire plaisir. N'oublies pas qu'en échange tu devras être là quand il n'ira pas bien, que tu devras donner de ton temps et de ton énergie sans relâche. Tu es responsable de ce que tu achètes, ton cheval ne t'a pas choisit lui.
Deux ans que Bouchon et moi faisons route ensemble, des galères il y en a eu un certain nombre, des déceptions, des larmes et de la douleur aussi. Avec du recul, c'est bien peu de choses au regard du bonheur que j'ai de le voir au fil des jours devenir mon petit cheval parfait. Cabotin, attachant, généreux, profondément gentil, sensible ... Bouchon n'est pas un cheval, Bouchon c'est quelqu'un !
Joyeux anniversaire mon petit sanglier, si demain je devais recommencer je le ferai sans hésiter !
27 janvier 2009
"Prends"
Le "oui" et le "non" c'est acquis, j'aurai même tendance à dire que c'est un peu trop bien acquis ! Le "campo" se perfectionne chaque jour un peu plus tout en restant extrêmement prudent de peur de faire une perte d'adhérence sur le béton. Reste que voilà j'apprendrais bien une clownerie de plus au lardon histoire de nous mettre au défi. En bonne feignasse que je suis je me suis dit que si Bouchon pouvait attrapper des choses sur commande ce serait bien pratique. Je me vois déjà, fièrement juchée sur mon destrier lui pointant du doigt le gant délicat tombé au sol et attendant qu'il me l'attrappe ... seulement fantasmer c'est une chose, le mettre en oeuvre s'en est une autre !
Pour moi, le première étape est de lui faire attrapper au début toujours la même chose. Puis, une fois l'ordre intégré, ajouter aux séances de nouveaux objets pour, étape ultime, obtenir un lardon qui attrappe l'objet montré du doigt accompagné de l'ordre "Prends". C'est clair dans ma tête, j'ai décidé de sacrifier l'une de mes casquettes pour l'exercice, reste à se faire comprendre du pimousse.
Je pensais avoir besoin de plusieurs séances pour faire comprendre à Bouchon que je voulais qu'il choppe la casquette tenue dans mes mains c'était sans compter sur sa capacité d'apprentissage. Il n'a pas fallu longtemps pour qu'il comprenne qu'une fois la casquette entre ses dents il gagnait un bonbon à la réglisse. Première étape intégrée, il vient m'oter la casquette des mains dés que je lui demande ... Reste à passer aux autres étapes et surtout à tout amateur de casquette de passer loin des dents du lardon pendant un petit moment histoire de ne pas se retrouver décoiffé à l'insu de son plein gré.
25 janvier 2009
Si je m'écoutais
Y'a des jours, si je m'écoutais, j'emballerais mon cheval dans une grande couverture, non parce qu'il en a besoin mais juste par feignantise absolue. Une couverture, c'est le repos de l'étrille américaine, du temps de gagné sur le pansage.
Seulement voilà, je ne m'écoute pas, j'écoute mon compagnon qui me dit qu'être à poil c'est la meilleure façon d'apprendre à résister aux intempéries, que c'est une belle mécanique bien conçue qui ne m'a pas attendue pour répondre à ses besoins.
Y'a des jours, si je m'écoutais, je le mettrais dans un box, non parce qu'il en a besoin mais juste parce que cela me faciliterait la vie. Le box, c'est la fin des dérapages incontrolés dans la glaise, c'est le cheval prêt à l'emploi 24h/24, suffit d'ouvrir la boîte et le tour est joué.
Seulement voilà, je ne m'écoute pas, j'écoute mon ami qui me dit que vivre au pré avec les copains c'est la meilleure façon d'avoir un moral d'acier, que c'est comme ça qu'on apprend la vie et qu'être fermé dans une boîte y'a pas pire pour devenir un névrosé.
Y'a des jours, si je m'écoutais, j'emballerai mon champion dans tout plein de protections des pieds à la tête, je lui acheterai le dernier enrênement top mode pour le transformer en voilier, j'appliquerai tous les conseils qu'on me donne sans même prendre le temps de réfléchir au pourquoi du comment, je ne viendrai le voir que pour le monter, je ferai l'impasse sur l'ostéopathe, le maréchal et le dentiste et pourquoi pas les rations ... heureusement je ne m'écoute pas, je l'écoute lui et grand bien nous fasse !
24 janvier 2009
Un lardon dans la tempête

Il faut que je sois loin de la maison pour qu'arrive les galères. A peine levée ce matin que j'apprennais qu'une tempête faisait rage dans le sud-ouest. Infâme sentiment d'impuissance bloquée là-haut à Panamkipu, glaner quelques nouvelles de la famille et des copains tient du sport olympique. Matinée pendue au téléphone, les parents ça va, les copains aussi mais il n'y a plus de téléphone à la pension. C'est sûr les clôtures n'ont pas tenu, reste à espérer trés fort que le troupeau n'a pas eu la fabuleuse idée de partir en panique sur les routes. Que faire sinon attendre ...
Enfin Liti réussit à avoir quelques nouvelles, le téléphone "arabe" fonctionne plein pot. Tout va aussi bien que possible, les clotûres sont à terre comme prévu mais, oh miracle, les cocos ont jugé bon de se regrouper tous ensemble sous l'abri et d'attendre que ça passe. Et comme un miracle n'arrive jamais seul, mon train n'est pas annulé, je peux rentrer chez moi. Le trajet retour semble durer une éternité, je continue à vivre les évènements par procuration à coups de sms et d'appels. A peine la tempête calmée, les clotûres ont été bricolées en catastrophe, tous les chevaux ont quittés l'abri et sont repartis comme si de rien n'était brouter. Tous sauf un ... Bouchon, pas fou, joue la carte de la prudence et reste sous l'abri. Il parait même qu'il a fallu aller le chercher, Mossieur y était tellement bien, qu'il ne voulait pas venir manger sa ration.
J'ai finallement retrouvé mon chez-moi à la nuit, trop tard pour aller voir le lardon mais je suis tranquille, les copains ont assuré, je sais que tout va bien.
21 janvier 2009
Tête de breton
Aujourd'hui j'ai attaché Bouchon devant l'auge à foin, d'habitude je l'attache devant le mur, jugeant qu'à partir du moment où un cheval sort du pré il est "au travail". Comprendre par là, qu'il doit penser à autre chose qu'à manger et avoir du foin sous le nez n'a jamais aidé à cela. Il doit savoir attendre patiemment sans s'énerver.
Aujourd'hui donc, c'est fiesta pour le lardon, il a droit de s'empiffrer pendant que je le panse. J'aurai dû, oh oui, j'aurai dû garder nos petites habitudes mais, pauvre de nous, je ne pouvais pas savoir ... A peine un léger bruissement au-dessus de nos têtes, pas le temps de réagir que déjà une botte de foin dégringolait du grenier pile sur la caboche de Bouchon. Le temps de réaliser ce qui se passait que j'imaginais déjà le lardon assomé ou en panique aprés tel évènement ... et bien que nenni ma bonne Dame ! A peine un micro-écart, un frout-frout outré, rien de plus et sans attendre il est reparti à ses agapes.
On dit souvent que les Bretons ont la tête dure, aujourd'hui je peux le dire : c'est vrai !!!
19 janvier 2009
La Greluch'sonar
Cher ami cheval, chez toi c'est Glaizland à tous les étages ? Tu ne sais plus où poser tes sabots ? Il y a une solution ! La Greluch'sonar 2000 !
Grâce à Greluch'sonar 2000, finit les expéditions à l'aveuglette dans la boue ! Grâce à cette fabuleuse invention, il est désormais possible de savoir où poser ses pieds sans danger. D'utilisation simple, il suffit de la mettre devant soi et d'observer. Plus elle couine et agite les bras, plus le trou est profond. Bien sûr, elle est livrée équipée de ses bottes caca d'oie qui la rendent tout terrain ! Simple, économique, écologique, waterproof (tant que l'eau ne passe pas par-dessus ses bottes), la Greluch'sonar 2000 est là pour te simplifier la vie !
Alors ami Cheval n'attend plus et commande dés à présent ta Greluch'sonar 2000 !
18 janvier 2009
On aura tout vu !
Moi, j'aime bien l'hiver. L'été faut que je m'applique dans le bac à sable presque tous les soirs ou que je parte en expédition sur les chemins même tard le soir. L'hiver c'est cool, ma Greluche elle me fait travailler pas pareil. Faut que je fasse le clown et en échange j'ai des bonbons au réglisse. Elle m'apprend des "tours" comme elle dit, et pour ça il paraît que je suis doué. Tu m'étonnes ! Peu d'effort et beaucoup de sucreries y'a de quoi motiver même la plus grosse des feignasses.
Elle a commencé à m'apprendre à dire "oui", et à faire le "campo" (ça c'est le plus fatiguant) et elle a cru me piégé en m'apprenant le "non". Une séance j'ai mis à comprendre ! Et comme je suis une petite merveille qui fait tout pour faire plaisir (et surtout pour avoir des bonbons), maintenant, dés que ma Greluche me regarde je fais oui/non/oui/non alors elle rigole en disant que j'ai pas l'air "fin" mais elle me donne RIEN ! Honte et scandale ! Il paraît que c'est une phase normale dans l' "apprentissage", que maintenant que j'ai compris, cela ne servait à rien de faire l'andouille à tout bout de champ. Il faut que j'attende qu'on me le demande sinon je n'ai rien en échange ... non mais on aura tout vu ! M'enfin si ça peut vous rassurer, le "campo", lui, je le fais jamais sans qu'elle me le demande. Pas fou le Bouchon, c'est que c'est fatigant de faire le grand écart !
16 janvier 2009
Vanator Therapy XV
La ré-éducation est en stand-by depuis des semaines, j'enrage ! C'est comme être à un mètre du bol de sangria et de ne pas pouvoir s'en servir un verre. La belle saison approche, les propositions de stages aguicheurs pointent leur nez, les concours vont bientôt reprendre et nous ... et bien nous en sommes au même point ! Pas moyen de faire une séance moteur allumé depuis des lustres, c'est frustrant.
Aujourd'hui, petit rayon de soleil, parking dégagé, camion disponible ... si je ne mets pas mon poney en boîte là maintenant tout de suite je vais le regretter ! Une fois encore, le moteur ne sera pas mis en marche mais les conditions exterieures sont bien assez extrêmes à mon goût puisqu'un gros hangar métallique est en train de se contruire juste à côté du parking. On va dire que c'est une petite séance de révision niveau "Expert". Le tableau est apocalyptique : des ouvriers qui crient et tapent sur les poutres en métal, une grue qui fait bip-bip à coeur joie et un bulldozer hyper-actif autour du camion. Rappelons qu'il n'y a pas si longtemps de cela, le lardon sortait en panique du camion quand un pauvre vélo passait sur la route à 50 mètres de lui ...
Entre en scène Sieur Lardon, détendu, voir un poil blasé par tout ce cinéma autour de lui. Ouverture des volets du haut, abaissage du pont, le camion est là gueule ouverte, prêt à l'avaler. Un signe et zhou c'est dans la boîte, postérieur au repos dans la seconde qui suit et attaque en règle du filet à foin. Prends note Greluche, Bouchonnus Simplex n'a que faire de tout ce tremblement.
Reste le pont ... approche en douceur, message d'avertissement de fermeture imminente du pont, relevage précautionneux car, oui, la deux-pattes a pris l'habitude de faire ça gentiment pour ne pas brusquer le bestiau. Et c'est là qu'entre en scène l'un des ouvriers qui, voyant la dame soulever de ses petits bras le pont, se met en tête de se la jouer preux chevalier. Prend le pont à bras le corps et, ni bonjour ni pardon, claque la porte sur le popotin délicat du lardon. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la greluche a changé de couleur imaginant déjà la fin des haricots. Mais, que nenni ! Bouchon rentre les fesses un poil surpris par si peu de civilité mais ne moufte pas. Gros ouf de soulagement ! Force est de constater qu'il y a encore une fois progrés, même s'il s'est vérifié à l'insu de notre plein gré !
Fin de la séance à laisser mijoter à feu doux le lardon dans la boîte à roues. Dehors ça crie, ça bip, ça couine, ça tape, dedans ça mange peinard. Contente suis-je ! Vivement les beaux jours que l'on puisse recommencer les choses sérieuses et voir le bout de la route ...
11 janvier 2009
Hack' elle était bien la balade !

Ca y est nous y sommes, c'est le plonjon dans le grand bain ! Nous voilà partis en balade avec le hack' pour un test grandeur nature. "Au cas où", j'ai emmené son mors habituel dans la poche, une petite précaution qui ne coûte rien mais qui peut rendre service. Précaution qui finalement ne me servira absolument pas !
Bouchon a été parfait, même pendant la rencontre fort peu plaisante avec le gros tracteur faucheur qui a transformé le lardon en cocotte minute sautillante. Sautillante et ronflante,certes, galopant sur place tant qu'à faire mais sous contrôle total. Pas une fois il n'a tenté d'aller au-delà du hack'. Test "extrême" passé avec succés, le hackamore est donc adopté ! Pour fêter ça, une petite pause gatronomique a été consentie à sa Seigneurie qui n'a pas tardé à trouver fort avantageux de n'avoir rien dans la bouche !
































