30 septembre 2008
Schtroumpf Grognon

Cette fois aucun doute à avoir, Bouchon n'est pas de bonne humeur et le fait savoir. "Pas envie de bosser" est marqué en gros au-dessus de sa tête, pas besoin de parler couramment cheval pour le comprendre. Rien que le chemin jusqu'au bac à sable est le théâtre de trois écarts/ébauches de demi-tours avec moult ronflements de naseaux. Voilà c'est dit, aujourd'hui c'est pas le jour ... je l'ai compris et pourtant je n'ai pas voulu lâcher l'affaire même si je savais pertinemment que cette séance ne serait pas partie des meilleures. Et cela s'est confirmé !
Un petit nuage gris au-dessus de la tête, Bouchon Tête de Cochon a passé son temps à trouver des excuses pour se soustraire au boulot, peur soudaine de ... euh ... rien, fouaillements de la queue colériques, tête à l'envers version "tu m'arrêteras pas", le lardon se la joue Schtroumpf Grognon sans aucune vergogne. Dans ces conditions, il était joué d'avance qu'il ne me donnerait rien mis à part quelques sensations. Il y a des jours avec et des jours sans, ce soir c'était clairement un jour sans mais après tout il a le droit, lui aussi, de ne pas être d'humeur de temps en temps.
28 septembre 2008
Lac vert

Et oui nous l'attendions tous, la voici, la voilà : la balade de toute la pension !!! Manque de temps, difficultés pour trouver une date qui convient à tout le monde, et voilà une balade estivale aux couleurs de l'automne. L'essentiel est là, tout le monde a répondu présent à cheval ou en carriole pour un tapage de popotin de 5 heures au pas et nom de Zeus, 5 heures rien qu'au pas c'est long ! But du jour : aller manger au petit resto du Lac Vert et s'offrir une crêpe au Moulin Charlot. Le premier qui dit que nous ne pensons qu'à manger et bin ... il aura raison !!!
La balade promettait d'être trés (trop) tranquille mais grâce à l'inventivité du lardon et les aléas du trajet, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Nous retiendrons donc, l'atterissage sur capot de voiture evité de justesse (merci encore à la meuh-meuh qui s'est prise pour un pur-sang derrière sa clôture), la traversée de la brocante de Marcennais au beau milieu des stands, gamins et autres merveilles (c'est ce qu'on appelle les surprises de denrière minute), le quart d'heure de piaffer-passage avec lardon trés en colère de ne pas pouvoir marcher à son rythme (à noter donc ses naturelles prédispositions qu'il faudra un jour songer à exploiter), sans oublier le superbe écart (m'enfin ça c'est pas une nouveauté) pour cause de plaque metallique poneyphage. En bref, de quoi être sûrs que la pulpe de la greluche ne reste pas en bas plus de deux minutes montre en main !
23 septembre 2008
Galop mon cher souci

Je me suis enfin décidée à ressortir un peu mes longues rênes de la sellerie pour cause de grosse flemmingite aigüe qui repousse trés trés loin l'envie de monter. Petite séance sans rien de particulier si ce n'est le début du "vrai" travail au galop. Ah ça pas de surprise tout est à faire, pour le moment le lardon tourne comme un avion tête au vent et j'en passe. Il faut bien commencer quelque part, et là il est clair que nous ne sommes nulle part. Situation idyllique quand on y pense : on en peut faire que des progrés !!!
22 septembre 2008
Ode à l'écrasé
Grozorteil, tu ne t'es pas méfié
Bien au chaud dans ton cocon,
Quand sur le cuir il s'est posé,
Le soulier ferré du lardon.
Tout petit être fragile,
Blotti au fond de ta grotte,
Cela n'a pas dû être facile
De se faire piétiner dans ta botte.
Toute la nuit, déjà je le sais
Tu vas crier ton indignation
Me faisant payer sans hésiter
Mon manque flagrant d'attention.
Ode à toi l'écrasé du fond de la botte,
Je ne pleurerai pas, je serai forte,
MAIS NOM DE DIEU CA FAIT MAL !!!
21 septembre 2008
Symphonie en Bouchon majeur

Colchic est revenu de ses patûres estivales hier soir. Comme tout dominant, il a mis un point d'honneur à réaffirmer sa suprématie sur le troupeau. Bilan : des chevaux qui ont fait la bamboula toute la nuit à grands renforts de galopades endiablées et de coups de cul pétaradants. C'est donc un lardon un peu stone que j'ai récupéré ce matin mais, fait hautement exceptionnel au point de devoir être mentionné, n'ayant pas un seule plaie, bobo, rayure, sur sa carrosserie. Moi qui avait déjà dégainé Cothivet et Tiffène j'en ai été pour mes frais !
Parcours quasi identique à la veille, le mur en moins. Dommage, je les aimais bien les briquettes moi ! Abord du premier obstacle au trot histoire de mettre toutes les chances de mon côté d'avoir un abord correct, à la réception, je laisse le lardon s'installer au galop. Je ne sais pas si au final je dois remercier Colchic et son foutu caractère mais toujours est il que le lardon fut ... appliqué et zeeen !!! Les obstacles se sont enchaînés comme une symphonie, pas de couac, pas de fausse note, rien qu'une grosse louche de plaisir. Dernier obstacle franchi, c'est le "sans faute", un vrai, un beau, le fruit de notre travail d'équipe. Je sors de la carrière le sourire Ultra-Brite aux lèvres, des sensations magnifiques plein la tête et des wagons de caresses au bout des doigts. Merci Poney !
20 septembre 2008
Tombent les barres comme les feuilles d'Automne

Il y a deux concours par an à côté de la pension ... un au printemps et un à l'automne. Aujourd'hui, c'est le lancement de la dernière édition de l'année avec un parcours de travail ce matin et demain le "vrai" concours. Le temps est suffisement radieux pour rendre agréable le départ de la pension au petit matin. Une petite heure de balade jusqu'au club histoire de s'échauffer en douceur et surtout de faire redescendre en pression un lardon tendu comme une ficelle de string. C'est aussi l'ouverture de la saison des "Poussins transgéniques" puisque la chasse est, oh rage oh désespoir, ouverte depuis le week-end dernier. Nous ne reviendrons pas sur la discrétion de l'arrivée, attiffés comme des chars de la Gay-Pride, c'est un moment pour l'amour propre qu'il est bon d'oublier au plus vite mais gardons en tête l'essentiel : personne ne nous a pris pour un troupeau de sangliers !
Comme à chaque fois, le parcours tient ses promesses : une ligne courbe, un double, le mur, des sous-bassements à gogo, bref de quoi travailler sérieusement le lardon et évaluer le travail effectué depuis le printemps dernier. Soyons honnête, ces derniers mois ce n'est pas le travail à l'obstacle qui a été privilégié, autant dire que je ne m'attends à aucun miracle. Flying Bouchon, roi de la "longue" devrait sans surprise faire des siennesune fois de plus.
Détente sur du velours, poney calme et appliqué. De ce côté-là, les patates hebdomadaires dans le bac à sable ont fait leur boulot. Je ne suis pas encore partie sur le tour que je pète déjà de fierté devant les quelques compliments récoltés sur la transformation du lardon. On bosse dur, cela commence à se voir et ça fait plaisir !!!
Enfin l'entrée sur le tour, niveau franchise rien à dire, Bouchon le Conquérant ne se pose pas de question, comme prévu quelques abords "far far away" de la barre et deux barres dégommées avec application par un postérieur parresseux. Un lardon malgré tout au travail quoi qu'un peu trop à fond de train une fois de plus. Il aurait des gênes de cheval de course dans le sang que cela ne m'étonnerait pas ! Aucune déception dans tous les cas, le travail commence à se ressentir et c'est l'essentiel !
19 septembre 2008
Tapis, carpette, moquette et descente de lit

Vous savez po ce qu'elle m'a encore inventé ma greluche ? Ce soir, elle a débarqué avec un machin jaune et noir à la main. Y'avait un long serpent gris au bout. J'ai eu droit de le renifler, de le croquer pour voir si ça se mangeait (on ne sait jamais), je suis sûr qu'elle pensait que ça allait me faire peur. Mais je suis un warrior môa Môdame ! Voyant cela, elle a appuyé sur un bouton et Vwouf ! le monstre s'est mis à faire un boucan d'enfer. Histoire de ne pas être en reste, j'ai un peu ronflé des naseaux moi aussi pour montrer à l'impudent que c'était vachement mal poli de troubler ma sieste.
C'est alors qu'elle m'a posé le bout du serpent gris sur le dos. "Aaaaaaaaaah !!! Non mais ça va po noooon !!! J'ai pas besoin d'une liposuccion, laisses moi ma petite couche de gras pour cet hiver ! Non mais c'est quoi cette machine de l'enfer ? Un ... aspirateur ?! Euh, ôtes moi d'un doute affreux là, c'est pas le machin qui sert à faire le ménage dans les maisons des deux-pattes ? Il me semble à propos de faire une légère précision Trés Chère: JE NE SUIS PAS UN TAPIIIS !!!" J'vous jure, moi , Bouchon le Sublîme, l'Astre de ses jours, elle m'a aspirée comme une pauvre carpette, une insignifiante descente de lit, un vulgaire bout de moquette. Mais où va le monde j'vous l'demande !
Et le pire dans tout ça, c'est que comme jusqu'à présent elle ne m'a jamais fait de coup vache, j'ai pris sur moi et je l'ai laissée faire, des oreilles à la queue. Finallement ce n'était pas si désagréable, mais je me demande encore ce qui lui a pris de vouloir me dépoussiérer à fond comme ça. En tous cas, maintenant je brille comme un sous neuf, j'ai passé le test de la claque sur le cul avec succés : pas une trace de main poussiéreuse n'est apparue. Y'a des jours je me demande ce qu'elle est encore capable d'inventer ...
14 septembre 2008
Cheveux au vent

Je me confesse, aujourd'hui j'ai fait une folie ... certains vont crier à l'inconscience, d'autres à la folie mais j'avoue tout !!! J'ai monté le lardon sans ma bombe pendant au moins 5 minutes ! Honte à moi, je sais ce n'est pas prudent mais que voulez-vous, quand on est montée pendant de trés longues années sans "bol à fraises" sur la tête il est trés difficile de trouver ces fichus casques confortables.
Je l'admets, les bombes d'aujourd'hui sont autrement plus supportables que les vieux "bol à champignons" qui nous faisaient une tête de cèpes mais quoi qu'on en dise, rien ne vaut la sensation de sentir ses cheveux voler au rythme des foulées de son cheval. Donc voilà, faute avouée à moitié pardonnée dit-on, j'ai choisi de m'offrir ce petit moment de témérité, risque hautement mesuré puisque je l'ai fait dans l'enceinte du bac à sable ... et c'était fabuleux !!!
Petit évènement exceptionnel qui marque l'entière confiance envers le lardon retrouvée depuis ma chute sur le bitume l'année dernière. Dés demain, le "bol à fraises" sera de retour parce qu'en lui aussi j'ai confiance !
13 septembre 2008
Vanator Therapy X
Les "non-habitués" de la pension ont été quittes pour une bonne frayeur aujourdh'ui en entendant les orgues de l'enfer se déchaîner dans le camion. Accourrant en catastrophe, ils ont été surpris de ne trouver qu'un poney placide supportant sans moufter les extravagances de sa greluche hystérique qui jouait le remake des tambours du Bronx avec les parois et le bac-flanc du camion. C'est donc officiel, l'étape "Même pas peur dans la boîte" est enfin acquise.
Ca c'est fait ! Reste à continuer sur notre bonne lancée mais j'avoue que je sèche sur le choix de l'étape suivante : "Monter dans le camion moteur en route" ou "Fermeture du pont". Plutôt que de foncer tête baissée, je me donne le temps d'explorer toutes les idées qui germent dans ma tête, pesant le pour et le contre, analysant la faisabilité de la chose et les risques. Quelle que soit l'étape suivante choisie de toutes façons il faudra aussi que je passe par l'autre, qu'importe l'ordre aprés tout l'essentiel est de traiter tous les aspects de l'aventure et pouvoir un jour assembler toutes les pièces du puzzle dans un seul but : voyager !
07 septembre 2008
A po peur !

Cela faisait longtemps qu'on s'était promis avec les copains de s'organiser une journée "Parcours de la peur". C'est enfin chose faite !!! Deux objectifs principaux : passer un bon moment et nous (chevaux et cavaliers) permettre de progresser dans la gestion du stress dans des situtations particulières et la confiance des uns envers les autres. Entre notre matériel et celui amené par Chlo nous avons eu de quoi nous fabriquer un parcours de 10 difficultés, ce qui en soi est déjà un exploit !!!
Aprés une détente en dehors de la carrière, afin que celle-ci se passe dans le calme et la décontraction, nous avons entamé une première phase de travail à pieds où chacun a pu présenter à son poilu les difficultés du jour par petits ateliers : bâche, rideau de rubalises, couloir de guirlande de bouteilles, palette, petite barre garnie de poches plastiques et pneus, passage étroit de bidons dans lequel on tape avec enthousiasme, maniabilité, parapluie coloré ... Nous nous attentions à avoir des chevaux un peu sur l'oeil et ma foi, Bouchon inclus, ils nous ont épaté !!! Je ne dis pas que le lardon a passé toutes les difficultés du premier coup, non bien sûr, mais il a ma foi trés vite intégré qu'il n'y avait aucun danger à passer tout ces machins bizarres.
Tout le monde ensuite en selle pour refaire chaque petit atelier. Ce n'est pas parce qu'un obstacle est passé facilement en main qu'il le sera à cheval puisque nous ne sommes plus devant pour montrer la voie et montrer qu'il n'y a aucun danger. La plus grosse difficulté pour le lardon sera à mon grand étonnement le passage des bidons bruyants puisque régulièrement depuis que nous les avons je m'amuse à taper dedans quand je passe à côté. Le fait qu'une autre personne face le bruit devant lui change la donne et l'émotionne fortement. Calme, patience et un soupçon de fermeté (quand la peur est remplacée par de la comédie) et le problème est réglé.
Fin de la journée par une mini-compèt' "pour de rire". Le but : faire le parcours complet en un minimum de temps avec, pour ceux qui ont des difficultés, la possibilité de pouvoir éviter la difficulté ou la passer à pied. A ce petit jeu, Loulou sera le meilleur, suivi de prés par Super Lardon qui a joué le jeu à 100%. Chouette journée, bonne ambiance, chevaux au top et cavaliers heureux ... bilan plus que positif qui donne envie de recommencer dés que possible. Reste à faire fonctionner nos esprits malades pour trouver de nouveaux "trukifonpeur" !
































