27 avril 2008
Premier TREC - PTV

Les épreuves ne recommencent que deux heures plus tard. La reconnaissance du PTV est rapide en dehors des grosses hésitations sur comment prendre le "Trèfle". Si le "Trèfle" de l'Equifun et ses quatres tonneaux n'ont plus aucun secret pour moi, celui du TREC et ses trois tonneaux me laisse perplexe. Honte à moi, j'aurai dû prendre plus de temps pour potasser les fiches techniques à la maison et pas question de copier sur les copains puisque ... Bouchon et moi sommes les premiers à passer. Dans la famille "Gédubol" je pense que nous avons la palme ! Je vous passe la sensation d'être une tortue ninja engoncée dans le gilet de sécurité désormais obligatoire pour tous sur le PTV.
Et c'est le signal du départ ... C'est la "Stère" qui ouvre le bal, culminant à, au moins, 40 cm rien que ça. Le lardon aborde l'engin sans grande conviction, il se laisserait même tenter par ne pas la passer, il ronfle de plus belle, zigzague un peu mais se laisse finallement convaincre pour la passer. A peine quelques foulées pour se remettre de ses émotions que nous voilà nez à nez avec une "Haie" de 60 cm, bien plus impressionnante que la stère mais le loupiot prend sur lui et la passe pas trop mal. Trop d'émotion d'un coup, le lardon se met à chauffer un brin, ce n'est pas la condition idéale pour aborder la "Bordure Maraîchère". C'est pourtant un exercice qu'il connaît bien mais l'excitation le rend plus difficile à négocier, et puis, vous vous rendez pas compte des barres blanches sur de l'herbe ça fait super méga peur !
Direction ensuite le "Gué", bon les gués que nous traversons habituellement ne posent pas de problème mais celui-là, il faut l'avouer, c'est un pervers. Il faut rentrer dans une mare dont les berges ne sont pas franches, masquées en partie par des herbes hautes. S'ensuit un dialogue animé entre le lardon et moi, lui bien décidé à ne pas y mettre le moindre sabot et moi lui soutenant le contraire. Quelques demi-tours et ronflements contrariés plus tard, nous arrivons finallement à nous mettre d'accord. Sur la feuille de notes nous allons avoir droit à un superbe zéro pointé mais qu'importe, nous avons réussi quand même.
Enchaîner sur l' "Immobilité" tient un peu de l'exploit, les quatres premiers obstacles l'ont un peu échauffé et je doute qu'une fois lâché dans le cercle il daigne m'attendre bien sagement ... et comme de bien entendu, le voilà qui me surprend une nouvelle fois en se tenant sage comme une image. Sa faculté à redescendre aussi vite en pression qu'il n'y est monté ne cesse de me surprendre. Nous enchaînons sur le franchissement du "Tronc en main", fastoche ! Le "Reculé en main" se passe aussi bien, et là on remercie la thérapie Vanator qui a permis de nous y préparer sans le savoir. Pour le "Montoir à droite", c'est plus laborieux. Le lardon attend sagement mais je ne peux nier un manque total de souplesse et d'agilité de ce côté-là.
Et nous voilà reparti sur le "Slalom", aucun souci on connaît bien, le "Trèfle" passe aussi sans souci (en croisant trés fort les doigts pour ne pas s'être trompée dans le tracé, vient ensuite la "Ruelle" dont les barres tombent juste avant que l'on passe et enfin la "Maniabilité" qui nous coûtera quelques points pour cause de sortie de route. Fin du PTV, je suis super fière du lardon. Il y a pas mal de points à améliorer mais pour une première c'est tout à fait honorable surtout quant on voit les prestations déplorables des "gratte-points" de l'équipe. Comme quoi la valeur n'attend pas le nombre des papiers ...
Le classement final de l'équipe n'est pas brillant : nous finissons bons derniers mais sommes quand même récompensés de nos efforts par un kilo de carottes et ça c'est chouette ! 18h passés, il faut songer à rentrer. Le premier kilomètre est l'occasion pour Bouchon de montrer comme il hennit super bien. Lui qui toute la journée est resté "tout seul" dans un lieu inconnu, me fait un coup de calgon au moment de retourner à la maison. Il est inquiet le loupiot mais pour quoi ?! Heureusement Loulou est venu nous rejoindre pour faire le trajet retour ensemble et de suite ça va mieux. Moi qui craignais que le lardon n'encaisse pas cette grosse journée me prouve qu'il est en pleine forme.
Bilan extrêmement positif de ce premier TREC, Bouchon a assuré comme un chef. Je suis trés trés fière de lui. Une chouette journée qui je l'espère se reproduira à l'avenir.
PS : Plus de photos à venir la semaine prochaine j'espère ...
Premier TREC - POR et Maîtrise des allures
Présentation de l'équipe, nous sommes les premiers à partir. L'ambiance est plus que décontractée, aucune question n'est posée quant au choix du matériel, pharmacie et trousse de maréchalerie ne sont même pas sorties des sacoches, à peine nous demande t'on si nous avons nos licences ainsi que les papiers des chevaux. J'avoue être un peu frustrée, j'aurai adoré devoir justifier le choix de mon matériel mais tant pis, par contre je récolte des félicitations quant à mon matériel de signalisation : la version "Poussin transgénique" fait son petit effet hi hi hi !
Nous laissons les chevaux aux garçons qui de toutes façons ne montrent aucun intérêt au POR (Parcours d'Orientation et de Régularité). 15 minutes montre en main pour relever le tracé, expliquer à ma co-équipière comment on fait et analyser rapidement des difficultés potentielles. J'avais omis un "léger" détail : à ce niveau de compétition une portion se fait avec des azimuts. Non non je ne panique pas ... enfin si juste un peu ! Des années que je n'ai pas joué avec ces satanés azimuts, je sens que ça va pas être triste ça c'est sûr ! Fin du quart d'heure en salle des cartes, nous reprenons nos montures et en route pour l'aventure.
Je l'avoue le début a été laborieux. Faux départ dés la première centaine de mètres, le temps pour moi de retrouver les bons vieux réflexes, de repérer sur la carte ce qui va être notre meilleur allié pendant tout le parcours : une magnifique ligne haute tension, repère idéal qu'on ne peut perdre de vue. Une fois sur les rails, le parcours se fait sans trop de mal si l'on oublie les trottinements de deux des chevaux de l'équipe, les chamailleries cours d'école pour savoir qui du cheval pur race ou de la ponette sans papier est le plus doué et les râleries incessantes version Cékankonarrive. Et au milieu de tout ça le lardon, auquel je ne vais rien avoir à reprocher. Il fait son boulot ni plus ni moins, se mettant en tête ou restant en arrière à ma demande sans rechigner. Ne mouftant pas quand je me dépatouille avec la carte ou que je m'agite sur son dos pour tenter de repérer des balises. Je suis fière de mon poney au point d'en oublier l'agacement que peut me provoquer le comportement des garçons.
Une balise et deux contrôles plus tard, nous voilà au moment tant redouté des azimuts. Finallement les réflexes reviennent assez vite, je colle le chrono et le tableau des temps dans les mains de ma co-équipière pendant que je refais connaissance avec ma boussole. Azimuts version bricolage, je n'ai pas étalonné les allures de nos chevaux alors on joue les "à peu prés". On ne se débrouille pas si mal que ça, nous ne manquons même pas la balise à peine visible et sur ce coup-là nous pouvons remercier l'un des garçons qui a fait preuve d'un minimum d'interêt pour l'épreuve ... heureusement pour moi que je ne fais ce concours que pour tenter de nouvelles expériences avec le lardon et non pour la "gagne" ...
Bilan du parcours : sans faute pour l'orientation mais carrément hors jeu pour les temps de références, ce qui n'est absolument pas étonnant vu que nous n'en avons absolument pas fait cas. A peine la ligne d'arrivée franchie que nous enchaînons sur la maîtrise des allures. Une épreuve plus que sadique quand on découvre qu'il n'y a pour ainsi dire pas de place pour se "lancer" et qu'elle est encadrée d'un côté d'un chien enragé se jetant sur le grillage et de l'autre, de joyeux cocos prêts à faire la course avec le copain. A voir cela je revois mes prétentions à la baisse : si déjà nous ne sortons pas du couloir plein gaz avec le lardon ou qu'il ne m'offre pas un magnifique cabré demi-tour ce sera un miracle ! Joie intense, c'est nous qui ouvrons le bal. Pour le "galop le plus lent", je ne tente même pas de le ralentir car je sais qu'il n'a pas encore le métier nécessaire et risque de retomber dans le trot. Je ne me suis fixé qu'un seul objectif : faire la longueur sans variation d'allure et dans le calme ni plus ni moins. Objectif rempli de sabots de maître, plus la journée passe et plus Bouchon m'épate. Pour le "pas le plus rapide", je me contente de le laisser aller à son rythme, veillant juste à ce qu'il ne trotte pas.
Résultats de la matinée : l'équipe est avant-dernière de l'épreuve pour le moment. Nos dépassements de temps nous ont fait perdre pas mal de points et l'épreuve de maîtrise des allures ne s'est pas bien passée pour les "gratte-points". Qu'importe je suis radieuse malgré un beau zéro pointé sur le galop le plus lent (sans surprise aucune), le lardon s'est comporté comme un vieux routard. Cerise sur le gateau, il ne présente aucun signe de fatigue aprés un POR de 3 heures au point qu'au court de la pause de midi, pas une seule fois il ne va faire mine de se reposer, préférant jouer à la tondeuse à gazon comme s'il était à la maison. De mon côté je suis un peu moins fraiche qu'une rose, heureusement que les copains sont venus me tenir compagnie sinon je pense que l'on m'aurait retrouvée ronflant à qui mieux mieux derrière un arbre.
Premier TREC - Avant propos
Ca y est c'est le grand jour !!! Il n'y a personne quand j'arrive à la pension, normal il est 6h30. Le lardon m'attend dans le petit paddock et, oh miracle, il est propre ! Brosser, préparer le matériel en croisant les doigts pour ne rien oublier, seller Bouchon et partir à l'assaut de la grosse journée qui nous attend. Le plus gros défi d'aujourd'hui va être de gérer au mieux les efforts du lardon car en plus du TREC proprement dit nous avons le trajet à cheval en bonus pour nous rendre au club (soit deux heures en plus au total). Je sais que Bouchon est capable d'encaisser la journée puisqu'il est monté régulièrement mais je n'hésiterai pas à déclarer forfait si je sens que la fatigue est là.
7h30 nous quittons la pension, le ciel est radieux et à cette heure nous sommes un peu seuls au monde. Je fais une bonne partie du trajet à pied afin que tous les deux nous nous échauffions progressivement. Les courbatures de vendredi sont bien présentes, j'ai un peu l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur. Nous arrivons au club plus d'une heure avant le début des épreuves, c'est parfait cela fait une première pause pour le lardon. On m'attribut d'ailleurs une stalle pour qu'il puisse être un peu au calme. Première interrogation : comment va t'il réagir au fait de rentrer entre deux barres de métal ? Une bonne occasion de bosser sur le souci Vanator mine de rien, toute occasion est bonne à prendre n'est-il pas ?
Le lardon rentre sans rechigner entre les barres et se prête de bonne grâce aux caresses des gamines qui passent à côté de lui. Voyant que j'étais la seule engagée dans mon épreuve j'avais proposé au club organisateur d'éventuellement compléter une équipe si cela pouvait les arranger. Me voilà donc à la rencontre de mes co-équipiers d'un jour : trois "jeun's" clope au bec se chamaillant à qui mieux mieux pour savoir lequel de leur coco est le meilleur. Détestable ambiance des clubs où l'on vous accueille par un "Et toi tu sautes combien de haut" au lieu du traditionnel "Bonjour". Aller, mettons un mouchoir sur le léger agacement qui monte et tentons de faire connaissance. La couleur est donnée : les deux garçons ne sont là que pour "gratter des points sur le PTV" et sur les trois, seule la jeune fille a de trés vagues notions de lecture de carte, mais trés trés vagues les notions. Heureusement que je ne comptais pas sur eux pour ne pas me perdre !
"Où est la pharmacie ?", "T'as pris la trousse à maréchalerie ?" Un gros doute s'installe en moi, d'aprés le réglement 2008, en Club4 tout ce barda n'est pas demandé ... à moins que ... non ce n'est pas possible ... AAARGH !!! (Cri d'agonie de la greluche en perdition) C'est la surprise du chef : nous voilà le lardon et moi engagés sur une Club 1 ! Pour un début, on peut dire qu'on commence fort ! Il n'y a plus qu'à faire de notre mieux, on verra bien ce que cela donnera.

























