12 janvier 2008
Tête de cochon

Petite balade entre poussins transgéniques. Aprés les pluies sapeuses de moral de la semaine, le soleil daigne enfin faire une petite apparition. On se prend à rêver d'une balade de deux heures (au moins !) jusqu'à ce qu'on se rende compte que décrotter les cocos va nous prendre beaucoup plus de temps de prévu. Seul le lardon dans l'histoire a eu pitié de sa greluche, le gentil Bouchon à sa Moman s'est juste roulé dans le tas de foin, un amour vous dis-je !
Fashion Bouchon au rapport, aujourd'hui on étrenne le nouveau bridon western de Noël. Aaaaaah Noël, excuse bidon number one pour justifier d'honteux craquages dans la nouvelle antre de la tentation allemande, dégottée grâce aux coupines ... enfin je sais pas si on peut appeler ça des coupines quand on voit la dérive financière dont elles sont responsables ! Le petit bridon une oreille dont je rêve depuis des années va comme un gant au lardon, ne manquent que les rênes qui tardent un peu à être livrée (Cher petit colis, si tu m'entends, ne tarde pas trop mes dents sont usées à force de râcler le trottoir devant la boîte aux lettres).
Balade bonheur, avec pour point d'orgue les premiers galops rênes abandonnées sur l'encolure, pataclop pataclop c'est que du plaisir. Départ à la voix, rétrogradages et variations d'allures au sifflet. L'option "Mon dieu arghhh j'ai peur de je sais pas koi" reste toujours d'actualité mais elle se désamorce beaucoup plus vite grâce à l'installation de l'option "NON mais t'as fini de faire l'andouille screugneugneu !!!". Bouchon cheval de tête qui accepte assez mal de voir un copain (même suprême dominant) venir à ses côtés. Bouchon, tête de cochon, qui se transforme en marâtre acariâtre, oreilles plaquées et coups de dent dans le vide pour signifier qu'en balade le chef c'est lui et tout le monde de se le tenir pour dit !
Bon élève
Soleil mon ami, les chevaux ont troqué leur beau manteau glaise liquide contre une superbe combinaison croûte de boue. Samedi, jour de grande affluence à la pension, certains se rappelent soudain qu'ils ont un cheval. Quatre chevaux dans les écuries, c'est le remake des brouillards de Londres version poussière de gadoue, les étrilles américaines deviennent nos meilleures amies. Vas y que je frotte, vas y que je récure, sous le masque de Glaizator se cache bien le lardon.
Brosser la tête est, pour certains, une véritable épreuve. Coco lève haut la tête pour éviter de se faire étriller la caboche sans ménagement. C'est alors que l'on entend sans trop attendre "Bon c'est pas la peine de toutes façons il n'aime pas qu'on lui touche la tête" ... Bin voyons ! Moi aussi je n'aimerai pas qu'on me ravale la façade à grands coups de gants de crins, un petit gant de toilettes en coton est bien plus agréable. Alors vade retro l'étrille ou le bouchon à poils revêches, la tête est le royaume de la brosse douce, de la patience et des gestes mesurés. Le miracle se produit alors, coco bien content se laisse faire, mieux il tord la tête pour guider la brosse là où ça fait du bien. Il n'y a pas de problème il n'y a que des solutions et bien souvent elles sont sous notre nez. (A l'occasion, n'hésitez pas à me ressortir ce beau précepte quand je m'attelerai à nouveau au problème Vanator.)
Pour le lardon, petite séance en carrière. Premiers pivots autour des antérieurs en selle, Bouchon commence à intégrer recul de jambe = déplace popotin dans le sens opposé. Chaque micro-foulée de bonne réponse est trés copieusement recompensée avec force caresses et félicitations enthousiastes. C'est un bonheur de travailler avec lui, on voit qu'il met toute la meilleure volonté du monde pour faire plaisir et ça c'est un vrai cadeau qu'il me fait.
PS : il y a des petites phrases qui font énormément plaisir. "Bouchon est un cheval bien élevé." dixit le patron de la pension ... ou comment faire péter de fierté la greluche en quelques mots. C'est un peu comme si le lardon m'avait ramené son bulletin de note de l'école avec 20/20 de conduite, la "moman" a, depuis, du mal à passer les portes !
























