Maestro : Futur petit cheval d'amazone

Maestro ou la nouvelle vie d'un futur petit cheval d'amazone. Chroniques épiques (et hippiques) au gré des petits évènements du quotidien.

23 décembre 2007

Sensations version poids lourd

Aujourd'hui c'est répèt' générale pour la balade de samedi prochain avec attelage et tout le toutim. Nina est donc de sortie pour la remettre un peu en route. Et la greluche, folle qu'elle est, de proposer de ramener la demoiselle à cru du pré voisin à tout au plus deux kilomètres de là. Soupçon d'inquiétude à la vue du bridon : un simple mors aiguille à gros canons ... bah le patron doit savoir ce qu'il fait hein ...

Une fois sur le dos large comme une table de Dame Nina, il n'y a plus de doute possible : un mors à aiguille c'est vraiment trop léger !!! Le colosse part irrémédiablement au trot, vous savez ce trot "d'attelage" qu'ils peuvent tenir indéfiniment sans fatiguer et le machin à deux pattes juché sur le dos n'en mène pas large. Mon roayume pour un mors "coup de poing" avec gourmette et tout ! Gentil un cheval de trait ? Ni plus ni moins que n'importe quelle autre race de coco ... et un cheval de trait peu travaillé ça donne : un truc méchamment flippant !!!

Deux kilomètres c'est tréééés, trop long quand on n'a pour ainsi dire pas le contrôle. Les ordres vocaux sont proprement ignorés, les actions du mors tout autant, reste la technique d'urgence spéciale greluche en perdition : mettre les jambes autour de l'encolure et se pencher en arrière comme une dératée pour obtenir un frein potable. Bras en compote mais détermination à arriver entière à la pension au top, il ne sera pas dit qu'un gros bout de steack de prés d'une tonne aura le dernier mot screugneugneu !!! Note pour moi-même : penser à glisser au patron qu'un mors à aiguilles c'est pas mais pas du tout suffisant pour la dame heeeelp !!!

Enfin la pension en vue, le patron regarde sa libellule blonde trotter majestueusement avec en fond sonore moults mots fleuris greluchiens. Le tableau vaut son pesant de cacahuètes ! A l'arrivée nous obtenons donc une juju pétillante et une greluche version épave qui doit encore panser complètement sa Majestée Nina avant de la garnir et de l'atteler. Rhaaa que ne ferait on pas pour un tour de carriole hein ...

Et puis finallement tout s'oublie rapidement, juchée dans la jardinière, les guides au bout des doigts, le trot si redoutable de Nina devient un pur régal. Les fers chantent sur le bitume, comme un air d'Antan qui flotte autour de nous et, au détour d'une route, longer le pré du lardon et avoir le coeur heureux de le voir galoper joyeusement avec les copains. Il est beau mon pooney ...

Posté par Ptitesirene33 à 22:52 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1