Maestro : Futur petit cheval d'amazone

Maestro ou la nouvelle vie d'un futur petit cheval d'amazone. Chroniques épiques (et hippiques) au gré des petits évènements du quotidien.

11 juillet 2007

Volera ou volera pas ... telle est la question !

Miracle !!! Le soleil revient un peu !!! D'abord aller chercher le lardon ... enfin attendre qu'il arrive à la porte du pré pour lui ouvrir (trop facile), faire gros calinou avec moults gratouilles en guise de "bonjour" (et oui la greluche indigne n'a pu venir la veille pour cause de bouchons de compet' sur la rocade), attaquer le pansage pour traquer la nouvelle croûte, cicatrice, plaie du jour. "Ah tient y'en a une sous le naseau, ah non c'est vrai il se l'est faite lundi, ah une rayure sur la croupe, ah nan ça c'est celle de vendredi dernier, tiens le gros morceau pelé sur l'épaule de samedi commence à repousser ... etc ... Aaaaah !!! La voilà la croûte du jour !!! Là sur l'encolure !!! Je me disais aussi ..." N'allez pas croire que le Bouchon est brimé par ses copains de pré, que nenni ma pov' Lucette ! Certes il y a quelques mal embouchés qui de temps en temps remettent les pendules à l'heure (normal !) mais il y a aussi les branches attaqueuses de lardon et autres accessoires disponibles pour satisfaire les tendances masochistes du Bouchonnus Simplex. Et comme si cela ne suffisait pas et bien il a fallu se rendre à l'évidence, il cherche la merde auprès des copains !!! "Aller viiiiens joueeeer !!! Aller euuuuuh ! Viiiiiiiiiiens !!! Alleeeeeer !!! Aïeuuuuux !!! Moman il m'a morduuuuu !!! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!" Et c'est ainsi qu'à chaque jour correspond son bobo. Enfin, seller le monstre et partir avec l'éternel Klashounet pour la sacro-sainte balade du soir à l'heure où tout le monde passe à table et se demande ce que peut bien faire deux cavaliers à cette heure.

Cette fois ci, la virée s'annonce on ne peut plus sportive. Le ton est donné dés le départ : la marche en ligne droite est remplacée par de magnifiques zigzags, rentrages de fesses, ébauches de reculer (quand ce n'est pas ébauche de demi-tour), ronflage de naseaux, oreilles en bougeotte constante ... tout une panoplie qui donne l'impression de monter un cheval bourré au chouchen de mauvaise qualité avec une pincée d'extazy par dessus. Cocktail détonnant avec lequel il faut composer sans perdre son calme olympien (ou tout du moins ce qui y ressemble le plus), remettre droit, repartir avec force encouragements et gronderies pour le vilain garnement.

Dans l'ensemble tout se passe pas trop mal jusqu'à ce qu'un chien farceur décide de se jeter sans crier gare sur la clôture de son jardin et tadaaaaaaaaaaaaam !!! Magnifique écart du Bouchon pour atterrir en plein milieu de la route les yeux révulsés pendant que la greluche évite dieu seul sait comment le catapultage avec élan sur bitume. La force du désespoir fait des miracles on ne le dira jamais assez ! C'est ainsi qu'en lieu et place du popotin greluchien on pu voir une cuisse un poil crispée mais une cuisse quand même ! Gros ouf de soulagement, une nouvelle rencontre avec Sieur Goudron a été évitée de justesse ! On remet chaque morceau à sa place, on souffle un bon coup, on résiste à la séduisante envie de transformer le chien en knacki et on repart !

La balade va suivre son cours, pas le temps de s'endormir sur ses lauriers ... d'abord un gros camion citerne impoli qui passe à fond ... puis une méchante branche carnivore qui a touché le nez du lardon alors qu'il tournait la tête ... sans oublier un cheval facétieux content de voir des copains longer son pré ... mais aussi un groooos chien qui aboît fort ... ah et une souche mangeuse de poneys ... et les flaques !!! J'ai oublié les flaques !!! La greluche termine le petit tour du soir complètement lessivée d'avoir dû surveiller le lardon comme lait sur le feu. Sur la fin, contre toute attente le Bouchonnus Simplex se détend, à l'étage au-dessus du coup aussi ... grave erreur !!! Le chien farceur croisé à l'aller, est aussi là au retour ... et zhouuuu c'est reparti pour une acrobatie !!! Cette fois l'écart est suivi d'un demi-tour sur les hanches, en une fraction de seconde toute la largeur de la route est traversée (heureusement à cette heure indue de la soirée c'est le désert automobilistique). La loi de la gravité, associée à la vitesse de propulsion ont, une fois de plus, manqué faire des ravages, Sieur Goudron tendait pourtant bien fort ses bras mais ce devait être un jour de chance car de crash il n'y eu point !

En descendant de cheval ce soir, la greluche pris soin d'embrasser le sol, heureuse de le retrouver sous ses pieds et non sous ses fesses ...

Posté par Ptitesirene33 à 22:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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