12 mai 2007
Infirmière c'est ma joie !
Comme rien n'est trop beau pour le Bouchon éclopé nous sommes pas moins de deux à nous en occuper chaque jour. Le matin c'est le propriétaire de la pension qui prend sur son temps personnel pour le soigner (bin voui il esttellement craquant le Zozo qu'on ne peut rien lui refuser). Au programme : anti-oedémateux, désinfection de la plaie et Cothivet. Le soir c'est Moman qui prend le relais : longue douche "kifétrodubienkejaimetroçamoman", désinfection, Cothivet, granules de machinchose Sulfur en 7CH et massage des deux postérieurs à l'argile additionnére de teinture mère d'Arnica Montana. Il ne faut jamais négliger le membre sain dans l'histoire car le cheval allège un maximum le membre atteint et le reporte sur le membre sain, qui encaisse du coup plus que d'habitude et risque à la longue de développer lui aussi des problèmes.
Le travail d'équipe porte ses fruits. Nous avons au début ralenti la cicatrisation le temps de s'assurer que l'infection était bien éradiquée, maintenant tout est en ordre il n'y a plus qu'à continuer les soins dans faiblir jusqu'à cicatrisation complète qui ne devrait pas être trop, trop longue vue que la plaie est trés nette ... nous avons eu un peu de chance dans notre pas d'bol !
Et pendant ce temps là le Bouchon se fait dorloter, chouchouter, poupouner et tout et tout par tout le monde avec sa bouille de "pauvre coco qui souffre mais qui va beaucoup mieux avec des friandises". Par contre pour l'infirmière attentionnée rien que dalle !!! Même po un bout de pomme ! Spo juste !
10 mai 2007
Bulletin de santé du soir ... espoir !
Ce soir Bouchon va beaucoup mieux !
Nous l'avons mis dans le petit pré avec les poulains qu'il se plait à
baby-sitter avec amour et pour me montrer qu'en effet il a moins mal le
voilà qui trotte autour de moi en menant fièrement son petit troupeau
de ... deux morveux !
Le gérant de la pension fait les soins du
matin et moi ceux du soir, un vrai petit travail d'équipe autour d'un
Zozo qui se montre pour le moment exemplaire. Il subit ses soins avec
une patience qui m'épate.
Histoire de ne pas rester à rien faire
je peaufine le tour de la "grimace" et ai entamé l'apprentissage de la
jambette ... à grands renforts de carottes et pain d'épice. Pov' Tit
Bouchon, y'a pas à dire il est honteusement exploité !
09 mai 2007
Sur trois pattes

Mauvaise surprise du soir : Bouchon m'accueille sur trois pattes. Bé voui passer sa journée à faire l'andouille avec les copains cela n'aide po à guérir plus vite, ajoutez à cela le retour de la chaleur avec mes pas-copines les mouches cela donne un petit debut d'infection. Oh joie oh allegresse ! GRRRR !!!
Alors quand Moman arrive dans le pré ça vient pleurer sur l'épaule "Bobooo lààà Momaaan !!!" et de montrer les yeux plein de larmes le vilain bobo en question. Pas la peine de lui donner la parole il l'a déjà ! Pour le reste des soins divers et variés qui suivent je vous fais un petit résumé :
"Moman z'ai maaaaal làààà !!! Si si regardes làààààà !!! Aaaah vi masses moi avec de l'argile z'aime ... non revieeeens z'ai maaaaaal !!! Tu vois je n'ai meme po la force de manger ma ration sauf si tu me tiens le seau. Et puis non je souffre trop je peux po manger. Je suis sûr qu'avec du pain d'epice je vais aller mieux par contre ... " Bin voyons !
Avec sa gueule d'amour on lui passerai presque tous ses caprices au lardon surtout qu'il faut bien avouer que c'est vraiment un gentil coco à soigner.
08 mai 2007
En concours ... à pieds.
Réveil tôt, il pleut dehors pour couronner le tout et pour quoi me direz vous ? Pour aller soigner le Bouchon avant d'aller passer la journée au concours que nous aurions dû faire histoire de se faire mal à po cher. Je me soupçonne d'avoir des tendances masochistes.
Bouchon se porte comme un charme, il marque à peine. La plaie n'est pas affreuse mais il est clair que j'en ai pour quelques semaines de soins quotidiens. Douche à rallonge, désinfection, remplissage généreux de plaie au Dermagel et argile additionnée d'Arnica Montana sur la totalité du membre (exceptée la plaie). Hop retour du Zozo au pré pour recommencer le soir au retour du concours.
L'épreuve que nous devions faire s'est révélée parfaite. Cela aurait été une excellente première experience avec des obstacles colorés, quelques soubassements et un tracé pas si simpliste que cela. Dé-gou-tée !!! Par contre, certains cavaliers feraient mieux de retourner sur ce genre d'épreuves et apprendre à faire des tracés propres plutôt que d'aller arracher les dents de leurs chevaux sur des parcours plus hauts. C'était mon billet d'humeur du jour na !
07 mai 2007
Vous avez dit claustro ?
Comme prévu à nouveau séance de van ce soir. Hop partir du boulot, faire un crochet par la maison, atteler le van toute seule ... recules, descends de la voiture, remonte, recules encore, descends de la voiture, remonte, recule un peu, crack pare-choc, avance, descends de la voiture, remonte ... etc ... le clac de la tête d'attelage qui se clippe sur la boule sonne comme une victoire personnelle. Prendre la route de la pension, faire des détours par les petites routes à peine plus larges que la voiture en priant pour que personne n'arrive en face, manoeuvrer pour entrer dans le parking en marche arrière sans finir dans le fossé. J'arrive à la pension pré-lessivée avec tout ça !
Du côté du Bouchon c'est la super forme, la séance de longe est du coup bien dynamique. J'avoue on s'est bien amusés à passer des mini-barres ... quand Bouchon ne décidait po de jouer au foot avec. Direction ensuite le van avec une ration dans le seau histoire de persuader Mossieu de rester plus longtemps dedans. On commence soft par monter et descendre tranquille. Tout va bien. On corse l'affaire, on monte, on reste dedans et on redescend ... puis on ajoute la barre de queue. Tout va bien, Bouchon mange même dans son seau tranquillement. Comme tout se passe superbement bien, je décide alors de faire fermer la porte arrière gauche. Bouchon regarde un peu et replonge la tête dans le seau et ... BADABOUM !!! Vanator débarque sans prévenir ! Peine perdue d'essayer de raisonner la bestiole, il canarde la porte avec application les yeux révulsés. Je fais sauter la barre de poitrail et il jaillit de la boîte comme un diable.
C'est qu'il est colère le lardon, la boîte il l'aime po et il lui fait savoir. Rapide état des lieux du lardon : Van 1- Vanator 0. Le posterieur droit arbore une magnifique entaille de 12 cm de long dont la moitié située au niveau du tendon est assez profonde. Oh joie ! Par contre pas de boiterie et ça c'est un sacré bon point ! Les tendons auraient pu être touchés. Avant d'aller le soigner je fais le choix de le monter une fois encore afin de ne pas rester sur un si mauvais souvenir. Il se fait à peine prier et monte sans trop de difficulté c'est déjà ça.
Fin de la soirée consacrée au soin. L'entaille aurait nécessité peut être quelques points mais le lardon est dans un tel état qu'un véto n'aurait pu l'approcher ... et l'usage de calmants quand il est ainsi déchainés je sais déjà le triste effet que cela a sur lui. Il va falloir prés de deux heures pour réussir à le faire redescendre en pression ... et la présence rassurante d'un de ses potes de pré n'y fera rien.
Nous voilà forfaits pour le concours de
demain ... sans parler de celui de la semaine prochaine. J'ai un énorme
travail de désensibilisation à l'enfermement en perspective qui va sans
doute me prendre plusieurs mois. Pour le moment, je collecte toutes les
pistes possibles pour m'aider à lui passer cette terreur, je ferai
ensuite un plan de travail pour vaincre Vanator par KO. Je suis assez
étonnée par le résultat temporaire de mes recherches sur la toile. La
claustrophobie avec destruction de van n'est pas chose rare, les
témoignages ne manquent pas. Par contre les propositions de solutions,
elles, sont quasi-inexistantes. Un cheval qui n'embarque pas, pas de
souci !!! Y'a de quoi écrire un plein bouquin de solutions aussi
diverses que variées. J'en arrive à me demander pourquoi ... est ce
parce que c'est moins "rentable" pour un "chuchoteur" car plus long à
régler (je sens que je vais me faire taper dessus moi) ?
06 mai 2007
Vanator le retour ???
Ca y est le carosse de Monseigneur est réparé, mon papa Mc Gyver a fait un boulot magnifique ! Reste deux jours pour évaluer si le lardon a gardé des séquelles de son rapatriement de Bretagne et je me doute déjà que la réponse va être "oui". Le tout est maintenant de savoir si Vanator sommeille un peu en lui et s'il va être possible de l'apprivoiser en si peu de temps. L'objectif du jour est de charger la bête et de faire un mini-tour pour voir comment le monstre réagit. Ce n'est pas le jour du concours qu'il va falloir se soucier de cela.
Le temps est magnifique mais il fait un vent pas possible, cela na va pas aider je le crains. Est ce le vent, la vue de sa boîte à roues ou moi qui n'arrive pas à cacher mon stress mais toujours est il que le lardon se montre dés le pansage "chaud comme la braise", il ne tient pas en place et repeint à qui mieux mieux le sol de l'air de pansage. Pas la peine d'envisager de charger le lardon dans un tel état, je décide donc de commencer par le longer un bon coup histoire qu'il vide son trop plein d'énergie dans le bas à sable ... et cela va se révéler être une excellente idée !!! Et vas-y que je galope à gauche, que je galope à droite, que je trotte, que je galope ... mais impossible pendant un bon moment d'obtenir ne serait ce que quelques foulées de pas. Chaud le lardon chaud !!! Et moi de m'imaginer devoir à l'aube, le jour du concours, devoir faire la même chose. Adieu grasse mat' snif !
Enfin le tsunami équin conscent à se
calmer, nous pouvons enfin envisager d'aller inaugurer le van. Je garde
la grande longe pour avoir une plus ample liberté de mouvements et j'ai
à ma disposition deux aides de choc pour me seconder lors de cette
séance.
Nous avons tout ouvert en grand, j'ai démonté la barre de
queue et celle de poitrail. Le premier objectif est simple : monter et
descendre tranquillement par l'avant. Bouchon se plante devant la
boîte, observe, jauge, je suis dedans, je l'appelle et l'encourage et
il finit par se laisser convaincre doucement.
Va s'ensuivre toute une série de chargement et déchargement de la bête, j'observe toute apparition de Vanator pour désamorcer la crise éventuelle aussi sec. Je ne garde pas le lardon dans le van au delà de ce qu'il peut supporter. Ce n'est pas dur à voir, on lit en lui comme dans un livre ouvert. Il est évident que ce n'est pas aujourd'hui que nous pourrons l'emmener rouler mais nous allons travailler un long moment sur les étapes diverses : monter, rester dedans, mettre la barre de queue, fermer la porte ... on répète encore et encore pour "routiner" le lardon, l'installer dans le confort de la répétition des gestes.
Le bilan est mitigé, tant que la porte arrière n'est pas fermée cela va à peu prés, ensuite on sent le coco se tendre comme un arc, je vois difficilement comment en deux jours je peux réussir à rouler avec lui. Pour le concours de mardi à la limite ce n'est pas trop un problème, au pire nous irons à cheval jusqu'au terrain ... par contre l'Equifun se passe à 20 bornes de là, pas le choix il va falloir régler le problème d'ici là ! Reste donc une petite dizaine de jours pour chasser le Vanator qui est dans le lardon et j'avoue qu'à aujourd'hui je pense que je vais être obligée d'employer un calmant pour les premiers trajets afin de l'aider à passer le cap. En attendant et bien tous les jours Maestro aura droit à des séances de boîtes à roues.
05 mai 2007
Objectif simulation ...

Aujourd'hui il y a du monde dans la carrière ... sous entendu deux cavaliers de plus que moi, c'est parfait ! Une mini-simulation de ce qu'on va pouvoir vivre dans la carrière d'échauffement du concours : des chevaux qui vont dans tous les sens et dont il ne va pas falloir s'occuper.
Ca vous étonne si je vous dit que le lardon se montre royal ? Autant en longe que monté il ne va pas s'occuper une seule seconde des autres, il est au boulot, 100% avec moi (fièèèèère !!!) et somnole le reste du temps où je conseille les cavaliers. Auant dire que la séance n'a pas été trop épuisante mais c'est important aussi d'apprendre à se poser malgré l'agitation environnante. Reste à voir ce que cela donnera avec pleins de poneys miniatures qui font n'importe quoi ...
04 mai 2007
Olééééé !!!
Le concours approche mine de rien à grands pas, ce n'est pas le moment de se laisser aller à gober les mouches. Grâce aux pluies des derniers jours la carrière est impeccable alors autant en profiter ! Avant de commencer je prends le temps d'installer un de mes petits parcours habituel : slalom, portes, et un petit mur de chantier encadré par des murs plus hauts pour aider à cadrer la bête.
Détente en longe, petite routine qui est devenue la notre, Bouchon s'améliore chaque fois un peu plus et j'ai enfin les trois allures sans soucis aux deux mains. Tout se passe merveilleusement bien jusqu'à ce que le lardon se dise "Ooooh chouette mais y'a plein de trucs dans la carrière, et si on jouait hein ?". Il commence soft, sautant les plots joyeusement, puis histoire de pimenter le tout le voilà fait un bout de slalom, passe une porte ... non mais à quoi ça sert de s'enquiquiner à monter le lardon alors qu'il suffit de le faire tourner en longe pour qu'il fasse les exercices tout seul ? Le lardon s'amuse il n'y a aucun doute là-dessus, et cela va crescendo, et vas y que je shoote dans un plot, que je m'amuse à faire des évitements à toute vitesse hop à gauche, hop à droite, hop à gauche ... il a dû être cheval de cutting dans une autre vie ma parole. Et pendant que le lardon s'éclate, la greluche se marre à s'en faire péter les poumons.
Trêve de plaisanterie, il faut à un moment se décider à monter, je retrouve pour l'occasion ma bonne vieille selle synthetique qui sera ma compagne pour le concours, j'ai bien pensé gardé ma selle de rando mais je crains que cela fasse un peu "tâche", pas besoin de ça pour qu'on me regarde de travers de toutes facons !
Et nous voilà partis !!! Slalom et portes sont passées sabots dans les naseaux, pour le petit mur par contre c'est plus sport ! La technique mise au point en longe est appliquée avec amour : tel un cheval de corrida face au taureau, le Bouchon danse devant le mur. Une foulée à gauche, une foulée à droite, une à gauche et au dernier moment zouuup on passe à côté et la greluche dans tout ça elle sert les dents pour po rendre à dame Nature son goûter. Bon c'est rigolo 5 minutes mais à l'origine le but recherché reste de franchir l'obstacle.
On reprend donc tranquillement tout ça "Non Bouchon on passe pas à côté, oui tu peux danser devant si tu veux, non tu secoues po trop Moman, oui tu passes par dessus". Ne pas s'énerver, prendre son temps, soigner ses aides, éventuellement hausser le ton pour montrer que "MOMAN EST PO CONTENTE !!!" et surtout récompenser avec force caresses et encouragements toute bonne réponse. Et quand le lardon donne pile poil ce qu'on attend de lui et bien on descend, on caline, on caresse, on félicite chaleureusement et on rentre même si finallement la séance n'a duré que 15 minutes et qu'on a sauté "que" 6-7 fois. Se contenter de peu, récompenser beaucoup dit la maxime.
























